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Mc Fred

Cinéphile, architecte, réalisateur vidéo, peintre, animateur et consultant........................... J'aime le Vrai, le Beau, le Bien, le Bon..............77 557 visites depuis l'ouverture du blog. Goûtons l'instant présent !

Publié par Mc Fred

Maximilien Kolbe ***

Film de  Anthony d'Ambrosio       Article vu 148 fois

Auschwitz, 1941. En représailles à l’évasion d’un prisonnier, dix hommes sont condamnés à mourir de faim dans un bunker. Gajowniczek, un père de famille est désigné par le sort, il s'écrie « Ma pauvre femme ! Mes pauvres enfants ! Que vont-ils devenir ? ». Un autre détenu, Maximilien Kolbe (1), prêtre polonais, propose alors de prendre sa place.  Dans sa cellule avec les autres condamnés, Maximilien s’engage alors, contre toute logique, dans un combat pour faire triompher l’amour dans cet enfer sur terre.

Maximilien Kolbe ***Maximilien Kolbe ***

Le film est impressionnant de réalisme. Dès le début du film après l’envoi au bunker des dix prisonniers pour y mourir, on est au cœur de l’horreur. C’est précisément le mérite du film de faire voir l’atrocité des cette situation, l’horreur de cette mort progressive, sans nourriture ni eau. Et paradoxalement, grâce à la foi et à l’amour absolu de Maximilien, contre toute attente, autour du bunker on entend des prières et même des chants à Marie. Plutôt que de finir bestialement, comme les autres, les détenus vont se soutenir et s’aimer dans ce chemin vers la mort. `

Maximilien Kolbe ***Maximilien Kolbe ***

Le point de vue d’Annie
Sur le fond, c’est ce qui donne au film une grande intensité dramatique. Bien sûr nous connaissons la fin ultime de cette épouvantable parcours vers la mort, mais justement ce cheminement est tissé des histoires individuelles de ces malheureux, que le prêtre accompagne en faisant face à leur désespoir. En affirmant leur dignité commune malgré les conditions terribles de leur enfermement, pour ne pas tomber dans les pires pièges de cet enfer : celui du cannibalisme ou du suicide, de la folie et de la terreur. Sa prière les accompagne et ses invocations vers La Vierge Marie leur transmet une étincelle d’amour qu’ils se partagent. 

Sur la forme, on pourrait trouver un fort dépouillement, avec une mise en scène très simple.  La vie du camp, de l’officier qui le dirige, ou de la vie antérieure des hommes sont quelques évocations qui ponctuent le scénario, sans qu’on ne s’éloigne jamais de la lente agonie des prisonniers. Les acteurs ont un jeu sobre assez linéaire. Il n’y pas d’artifice, on reste au plus près de l’enfermement. Mais précisément cette austérité sert bien le propos du film.

Maximilien Kolbe ***Maximilien Kolbe ***

« Maximilien Kolbe une vie donnée » est un film difficile par sa forme, et c’est ce qui lui donne un impact émotionnel et spirituel très fort. Il est à réserver aux adultes et aux grands adolescents. Pour les spectateurs de l'ouest, il est visible au Ciné pole sud à Basse Goulaine (44) et à Carnac.

(1) Raymond Kolbe est né en 1894. Le 4 septembre 1910, il revêt l’habit franciscain, et prend pour nom « frère Maximilien Marie ».”
Zèle infatigable pour la mission et un lien très fort avec la Vierge Marie : Japon, Inde.  En 1936 épuisé il rentre en Pologne, et sera arrêté une première fois en 1939, puis relâché. Il est arrêté à nouveau par les Nazis en 1941, cette fois, déporté à Auschwitz.
Saint Maximilien Kolbe fut béatifié le 17 octobre 1971 par le pape Paul VI, puis canonisé par le Pape Jean Paul II le 10 octobre 1982. Il est fêté le 14 août.

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B
Nous sommes allés le voir, sublime de profondeur et d enseignement.
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