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Mc Fred

Cinéphile, architecte, réalisateur vidéo, peintre, animateur et consultant........................... J'aime le Vrai, le Beau, le Bien, le Bon..............77 347 visites depuis l'ouverture du blog. Goûtons l'instant présent !

Publié par Annie

La guerre des prix ***

Premier long-métrage d’Anthony Déchaux       Article vu 112 fois

Audrey, fille d’agriculteurs et cheffe de rayon dans un hypermarché en province, se voit propulsée à la centrale d’achat de son enseigne afin d'y défendre la filière bio et locale. Elle va devoir faire équipe avec un négociateur impitoyable. Jusqu’où peut-elle aller pour assoir sa position ?  Comment  rester proche de son frère qui a repris la ferme familiale ? 
Elle, c’est Ana Girardot, Olivier Gourmet incarne Bruno le négociateur, et c’est à travers le personnage du frère joué par Julien Frison que le spectateur aborde le monde agricole, ses valeurs et ses combats au sein de la ferme familiale. 

 

La guerre des prix ***

La critique d’Annie 
Cette fiction nous plonge en effet dans ce monde agricole, avec une vie familiale riche et rendue parfois difficile par les tensions économiques. Le personnage d’Audrey y est attachée et dans le même temps sa promotion au sein d’une centrale d’achat de produit laitier la challenge et lui permet d’entrevoir une issue économique qui pourrait lier ses valeurs, et  celles d’une agriculture attentive à commercialiser des produits sains et locaux. Parviendra t-elle à convaincre son frère de se lancer dans un partenariat ? 

La guerre des prix ***

Ces questions tirent le film vers le genre du thriller, car au milieu des sourires des dirigeants de la firme, on voit la jeune femme avancer sur une passerelle de plus en plus étroite. Son coéquipier, incarné par Olivier Gourmet, est un excellent contre point, en vieux routard des négociations  menées sans aucun état d’âme. 
Le scénario se tend peu à peu et les caractères des personnages se complexifient. 

C’est un film habile, très bien interprété par deux comédiens qui se complètent et enrichissent l’histoire de façon pertinente, sans artifice, sans pathos exagéré. J’ai apprécié cette retenue du scénario qu’on retrouve dans le jeu des acteurs.  Un premier long métrage très réussi. 

La guerre des prix ***

Au-delà du film le spectateur pose aussi une réflexion sur des logiques de décisions, de comportement qui se heurtent au sein de situations économiques complexes où chacun cherche l’intérêt de sa structure. 
C’est pourquoi les quatre piliers de l’enseignement social de l’Église sont une boussole précieuse pour harmoniser des pratiques commerciales qui de fait se tendent rapidement de façon peu ou mal contrôlée.  Rappelons-les : la dignité de la personne humaine, la subsidiarité, le bien commun et la solidarité. 
Le cinéma pour cette fois encore amène à réfléchir et c’est très bien fait par Anthony Déchaux, à travers ce film « La guerre des prix ».

La guerre des prix ***

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B
Très bon film merci. Je partage pleinement votre critique.
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