À propos

Avatar

Mc Fred

Cinéphile, architecte, réalisateur vidéo, peintre, animateur et consultant........................... J'aime le Vrai, le Beau, le Bien, le Bon..............77 557 visites depuis l'ouverture du blog. Goûtons l'instant présent !

Publié par Annie

La dernière confession ***

Film de Matt Browne (2025)

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Sigmund Freud(1) s'est réfugié à Londres, en compagnie de sa fille Anna. Sous l'effet de l'âge et de la maladie, la star mondiale de la psychanalyse s'est changée en un vieillard aigri et capricieux. Mais la curiosité du professeur est piquée au vif lorsqu'un certain C.S Lewis, romancier et chrétien revendiqué, le mentionne dans l'une de ses publications. Leur rencontre autour de la question de Dieu va tourner au duel...

La dernière confession ***

La critique d’Annie
L’époque est bien reconstituée, nous sommes en 1939, et la construction du film fait appel à de nombreux flash back qui illustrent l’état interne psychologique des deux hommes. Que ce soit  la guerre et ses traumatismes ou, l’enfance avec les figures parentales. Le film a sans doute été tourné à l’intérieur du musée Freud à Londres installé dans la maison où il a vécu à après son départ précipité d’Autriche. 
Anna, la fille et collaboratrice de Freud est aussi traitée comme un personnage à part entière. Elle mourra en 1982, laissant un important travail de psychanalyse orientée vers les enfants. 
Le film dégage aussi une certaine dimension poétique à travers des séquences fantastiques de rêves illustrant l’univers intérieur de Lewis ou Freud. 
La construction du dialogue entre les deux hommes est ainsi bien rythmée, et ce n’est pas un huis clos étouffant. J’ai trouvé que le jeu des comédiens se complétaient entre celui d’Antony Hopkins qui avec sa riche palette nous montre Feud vieillissant, capricieux, moqueur, mais aussi souffrant, et bouleversé à l’évocation de ses deuils. Face à lui ; Matthew Good est aussi très bon et avec davantage de retenue exprime aussi ses interrogations, ses hésitations et ses remarques qui interpellent Freud.

La dernière confession ***

Sur le fond, les dialogues sont très ciselés et les interrogations qu’ils portent sont toujours les nôtres : le problème du mal, de la souffrance des innocents. Il sera aussi largement question de sexualité à travers un curieux échanges sur l’homosexualité, évoquée par celle d’Anna, la fille de Freud. 
Le scénario ne progresse pas vraiment vers un aboutissement ou une Happy end. 
Ce moment de cinéma est particulier. J’ai été séduite par l’idée de cette rencontre entre deux hommes riches de leur expérience humaine, de leur foi et les entendre ainsi échanger avec respect, est une belle leçon qui donne un film soigné et bien construit. 
Que cette rencontre entre Freud et Lewis ait existée ou pas… finalement peu importe. ce film, avec d’excellents acteurs, initie un vrai dialogue dont les enjeux….sont toujours d’actualité. Pour adultes et grands adolescents.

La dernière confession ***

(1) Freud mourut d’un cancer de la bouche en 1939, à l'âge de quatre-vingt-trois ans. Les quinze dernières années de sa vie furent marquées par des symptômes de manque de nicotine, des palpitations cardiaques, des opérations chirurgicales douloureuses et dangereuses, et le remplacement de la majeure partie de sa mâchoire par des substituts douloureux et inefficaces. Il fuma jusqu'à la fin.)

Commenter cet article

V
Merci chers amis pour cette critique parfaitement claire.<br /> Nous avons apprécié cette joute verbale entre deux personnalités brillantes qui se contrent avec courtoisie et bonté.<br /> Un grand moment de cinéma !
Répondre