Avignon ***
Film de Johann Dionnet (2025) Article vu 102 fois
Comédien en perte de vitesse, Stéphane (Baptiste Lecaplain) débarque avec sa troupe au Festival d’Avignon pour jouer une pièce de boulevard. Il y recroise Fanny (Elisa Erka), une comédienne de renom, et tombe sous son charme. Profitant d’un quiproquo pour se rapprocher d’elle, Stéphane s’enfonce dans un mensonge qu’il va devoir faire durer le temps du festival…mais qui va très vite le dépasser !
Une plongée dans le sud pour le festival d’Avignon, un petit clin d’œil à ces temps de canicule. Le film nous immerge bien dans cette belle ville et son célèbre festival. L’intrigue est bien menée, avec un scénario bien écrit. Même si on imagine l’issue, il y a de nombreux rebondissements. Stéphane arrivera-t-il à bâtir une relation durable avec Fanny ? Le film est très bien joué notamment par les deux héros, Stéphane (Baptiste Lecaplain) est bien campé, quant à Fanny, Elisa Erka crève littéralement l’écran. J’ai bien aimé le jeu des autres acteurs, notamment Patrick (Johann Dionnet), qui est également le réalisateur.
Petit point faible, la photo que j’ai trouvée assez monotone. Il est vrai que plateaux de théâtre et rues d’Avignon offrent une palette de scènes qui facilement se ressemblent. Mais, plus de contraste et de diversité aurait été possible. Côté acteur, j’ai trouvé que Lyes Salem (Serge) en faisait trop et surtout avait parfois des comportements très violents avec son équipe.
Le point de vue d’Annie
Cette comédie est plaisante, bien enlevée, interprétée par des comédiens qui font exister une palette de personnages hauts en couleur. Le cadre du film, Avignon, donne vraiment une couleur qui sert l’intrigue. En effet, on voit ici les amoureux du théâtre, passionnés par cet art qu’il soit d’ailleurs classique ou comique, se donner à fond pour servir leur texte. L’intrigue amoureuse entre Stéphane et Fanny soutient aussi le scénario, car on se doute bien que la supercherie va produire une catastrophe…ou pas ! qui sait.
Sur le fond : tout cela est bien observé avec une pointe de satire sociale qui aurait pu être bien plus drôle et mordante, je pense par exemple au film écrit et réalisé par le duo Jaoui-Bacri dans « le gout des autres ». Ici, on perd un peu de temps avec une autre intrigue amoureuse au sein de la troupe où la fidélité conjugale est bien élastique. Le scénario s’y égare plutôt que de creuser le supposé dilemme entre culture populaire et classique. Dommage.
Reste une bonne comédie pour adulte et grands adolescents.
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