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Mc Fred

Cinéphile, architecte, réalisateur vidéo, peintre, animateur et consultant........................... J'aime le Vrai, le Beau, le Bien, le Bon..............77 017 visites depuis l'ouverture du blog. Goûtons l'instant présent !

Publié par Mc Fred

Film italien de Margherita Vicario (1h46).  Article vu 140 fois

Gloria °

Nous sommes en Italie, à Venise  en 1800, plus précisément à  l'Institut Sant Ignazio, orphelinat et conservatoire pour jeunes filles, où règne une grande agitation. C’est la préparation du grand concert qui sera donné à l’occasion de la venue du Pape Pie VII qui vient d’être élu.  Le père Perlina (Paolo Rossi ) doit donc composer une œuvre magistrale. 
Teresa (excellente Galatéa Bellugi), jeune domestique silencieuse et solitaire, fait alors une découverte  qui va bouleverser la vie du conservatoire : un piano-forte (1) qui vient d'être offert à l'orphelinat. 

Gloria °

Le sujet : la musique et la composition par ces jeunes filles orphelines de la fin du XVIIIème  à Venise, ne manquait pas de ressources. 
Le scénario est un peu poussif. Le spectateur a du mal à suivre les tensions permanentes qui se jouent dans cet institut. Les histoires de Térésa, Lucia et Romeo s’emmêlent, ce qui pourrait être un atout avec plus de clarté. Ici c’est un peu gênant et cela semble excessif, sans parler des frasques sexuelles qui émaillent le tout. La perversité du personnage du Père Perlina, le chef de chœur, est aussi sans nuance. 
Côté décor et costumes cela reste très moyen. L’histoire se situant à Venise, on regrette de ne pas en voir la trace à l’écran.. et les trajets dans la lagune pourraient tout autant se dérouler dans les marais de Guérande. 

 

Gloria °

Les compositions musicales de Lucia sont cohérentes et d’époque, par contre les improvisations de Térésa sont complétement anachroniques. Le spectateur voit les jeunes filles se trémousser comme à une partie de musique pop. Il en est de même avec la représentation, pour la venue du pape, et le concert final complètement hystérique hors sol et invraisemblable. C’est identique pour le chahut qui s’en suit dans la chapelle et qui amène le pape à condamner vivement cette bouffonnerie. Bref, à éviter.
Tout cela est fort dommage, le sujet était fort et les comédiennes, notamment Galatéa Bellugi sont excellentes.

Bonus... Pourquoi le titre « Gloria » ? Tout simplement parce que le film s'ouvre sur une interprétation du Gloria de Vivaldi par l'orchestre et les chœurs de l'Institut Sant Ignazio. Pour le reste le film est tout le contraire d'un « Gloria ».

Gloria °

Le point de vue d’Annie.
Trois ingrédients  pour ce premier long métrage de la réalisatrice Margherita Vicario. l’Italie, la musique et… la volonté d'émancipation de ces jeunes femmes. L’intrigue se déroulera autour du personnage de Teresa 
Au XVIe  et XVII  siècle, quatre hospices musiciens de Venise ont été créés en période de grande famine, pour recueillir les enfants trouvés dans les rues, orphelins ou malades. 
L’enracinement justement dans ce début de XIX siècle est bien rendu, avec cette exécration de Napoléon par les Italiens, la présence aussi du  Pape, l’historicité du facteur de piano, mais aussi la vie de cet institut. C’est vraiment original d’avoir campé une intrigue humaine, amoureuse, dramatique dans cet univers d’institut musicien. Le scénario articulé autour de ce concert final pour le Pape, laisse de la place pour des rebondissements dans l’intrigue. C’est à travers la musique que se fait l’émancipation des jeunes filles, sous la houlette de Térésa qui au sens propre aura son mot à dire. 

(1) Piano-forte. Si piano peut désigner plus généralement n'importe quel piano conçu depuis 1698, on utilise le terme complet piano-forte pour l'instrument de conception ancienne (jusqu'au début du xixe siècle), construit à l'époque ou de facture contemporaine mais selon un modèle ancien.

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