Un p’tit truc en plus **
Film d’Artus (1h39) Article vu 318 fois
Deux truands, Paulo (Artus) et son père Orpi « La Fraise » (Clovis Cornillac), viennent de cambrioler une bijouterie. Pour échapper à la police, ils vont trouver refuge dans un groupe d’adultes en situation de handicap, en se faisant passer pour un pensionnaire et son éducateur spécialisé. Le groupe, encadré de deux éducatrices Alice (Alice Belaïdi) et Céline (Céline Groussard) est en route pour un séjour de vacances en montagne, dans le Vercors. Le spectateur est plongé au sein de ce groupe inhabituel et fait peu à peu connaissance avec chacun. Et c’est parti pour 1h30 de gentils délires et de vacances en montagne.
Je me suis décidé à aller voir le film, compte tenu de son sujet, de ses 4,5 millions de spectateurs et des bons commentaires que l’on trouve. Le sujet est magnifique, mais J’ai été assez déçu.
« Un p’tit truc en plus » n’a pas vraiment de scénario : très vite le groupe arrive à la montagne et c’est parti pour le reste du film. C’est assez linéaire et plat. Je me suis plutôt retrouvé dans le genre « série » où le comique un peu lourd, fuse en permanence...
un film en situation de handicap...
J’ai trouvé également un portrait assez simpliste des personnes handicapés : ils restent campés, chacun sur son un tic de son handicap personnel, l’un n’arrête pas d’insulter les autres en rigolant ; un autre se prend pour le footballeur Ronaldo et ainsi de suite. C’est peu nuancé et assez caricatural.
Autre point faible, Artus et Clovis ont 19 ans de différence… c’est un peu limite comme écart et leur donne peu de crédibilité pour incarner Orpi, le père, et son fils Paulo. Idem pour l’épisode de location de bateau où le comportement d’Orpi, recherché par la police, est invraissemblable. Bref un film très moyen.
Sauf le dernier quart d’heure qui est beaucoup plus émouvant… pour déboucher sur une fin inattendue et touchante. Côté distribution, c’est assez réussi, surtout pour Alice Belaïdi et Céline Groussard qui sont bien ajustées.
Le détail étrange. Au moment où les principaux personnages fêtent Noël, la caméra dévoile l’adresse du lieu où ils se trouvent : « Place Simone-Veil ».
Une partie des handicapés jouant dans le film ont pu voir le jour, alors que tant de leur semblables n'ont pas eu droit à la vie par le fait de l'IVG.
Paradoxe ? Détail involontaire ou pied de nez à l'IVG ?
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