Le deuxième acte **
Film de Quentin Dupieux (1h20)
Ce film fait l'ouverture du 77e Festival de Cannes
Florence veut présenter David, l’homme dont elle est follement amoureuse, à son père Guillaume. Mais David n’est pas attiré par Florence et souhaite s’en débarrasser en la jetant dans les bras de son ami Willy. Les quatre personnages se retrouvent dans un restaurant au milieu de nulle part.
La critique d’Annie
Peut-être est ce plus simple de commencer par la fin : les dernières images nous montrent un long plan sur les rails qui ont servi aux plans séquence montés par le réalisateur Quentin Dupieux donc, qui enchaîne les films. Le dernier « Daaaaali » faisait la part belle à l’auto dérision loufoque.
On retrouve ici ce ton, et justement le montage des séquences s’imbriquent pour nous entrainer dans un univers ou fiction et réalité s’emmêlent, puisque les acteurs vont sans cesse s’interrompre dans leur texte pour se poser des milliers de questions sur la vie, le cinéma, l’homosexualité, les sentiments, leur carrière, bref, leur responsabilité de comédiens…bref sur la marche du monde !
Reprenons justement le scénario : David (Louis Garrel) demande à son ami Willy (Raphaël Quenard) de séduire Florence (Léa Seydoux) qui est amoureuse de lui et veut lui faire rencontrer son père Stéphane (Vincent Lindon).
Ce quatuor va rapidement exploser, puisque les acteurs qui ne s’en tiennent pas au script, vont prendre la parole non plus dans la fiction du film mais dans la réalité de leur vie. C’est désopilant. D’autant que l’endroit où ils se retrouvent est un restaurant perdu au milieu de nulle part, qui justement s’appelle « le deuxième acte » avec le patron pour le moins curieux. Désopilant et drôle. J’ai beaucoup ri avec d’ailleurs l’ensemble de la salle.
Les dialogues de Quentin Dupieux sont parfois lourds, mais le plus souvent savoureux qui s’enchainent et rebondissent servis par d’excellents comédiens.
La mise scène avec ces longs plans séquence est sans artifice et suit les personnages qui cheminent sur la route….Le scénario ménage aussi de vraies surprises.
Pour terminer et bien disons que si vous allez au cinéma une fois par an, peut être pouvez vous opter pour un film plus nourrissant, comme par ex celui de Viggo Mortensen « jusqu’au bout du monde ».
Si l’insouciance légère guide vos choix, vous pouvez vous laisser tenter par celui de Quentin Dupieux qui d’ailleurs a fait l’ouverture du festival de Cannes. Les stars se sont elle reconnu dans ces portraits un peu au vitriol….qui sait ?
/image%2F0490460%2F20240530%2Fob_89f296_affiche-2a.jpeg)
/image%2F0490460%2F20240530%2Fob_9e2b55_11.jpg)
/image%2F0490460%2F20240530%2Fob_c93950_13.jpeg)
/image%2F0490460%2F20240530%2Fob_c622f9_12.jpeg)