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Mc Fred

Cinéphile, architecte, réalisateur vidéo, peintre, animateur et consultant........................... J'aime le Vrai, le Beau, le Bien, le Bon..............77 017 visites depuis l'ouverture du blog. Goûtons l'instant présent !

Publié par Annie

Film de Wim Wenders. (2023)

Perfect days **

La critique d’Annie

Comment choisir un film ? et bien parfois pour retrouver un réalisateur, une histoire qui interpelle…d’autres cultures. Ici, ces trois aspects m’ont incitée à choisir « Perfect days ». 

Le film se déroule à Tokyo, il est signé par un réalisateur dont j’ai beaucoup aimé certains films (anciens il est vrai) et l’histoire de cet homme d’entretien des toilettes publiques, rêveur et poète à ses heures me tentait. Alors, satisfaite ou déçue ?  
Et bien, un peu les deux ! 

Satisfaite par le talent de Wenders à filmer cette ville de Tokyo et d’en saisir les habitants, enfants, adultes, vieillard  à travers le regard de ce personnage d’Hirayama interprété par Kôji Yakusho justement récompensé par un prix d’interprétation à Cannes. 
Le réalisateur nous entraine à la suite de cet homme silencieux pour saisir à travers ses journées méticuleusement ordonnées ses lectures, ses rencontres, ses étonnements, ses méditations sur la nature qu’il s’obstine à photographier avec son vieil Olympus. 

Déçue également, car la répétition des gestes et des horaires quotidiens d’Hirayama ont épuisé mon intérêt pour les méandres  de ses pensées et de ses rêves. Celles et ceux qui croiseront sa route, vont tout de même le toucher, le bouleverser. Ainsi l’arrivée d’une jeune nièce fugueuse (Arisa Nakano), va l’obliger à une prise de conscience douloureuse de son isolement volontaire. 
Mais cela arrive bien tardivement, et malgré cet épisode qui relance le scénario, j’avais hâte de quitter Tokyo ! Cette « leçon de vie » est plutôt une ballade mélancolique dépourvue d’émotion et finalement un peu vaine. 

 

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D
Merci pour le partage de cette vision du film de Wim Wenders . Il y aurait aussi peut-être à évoquer la dimension spirituelle qui illumine la vie intériorisée d’Hirayama. Son mutisme apparent masque une beauté intérieure qui dans chacune de ses rencontres révèle la nature et la vérité de l’autre. Ce miroir vivant et pudique des errements, joies et tragédies de ses rencontres révèle la vérité sensible de l’autre. Ainsi le spectateur reste en effet longuement appuyé au bord de cette fenêtre entrebâillée sur une vie ritualisée, simple et belle comme un hymne au respect porté par l’Espérance et Sa joie.
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