Mort sur le Nil****
(Death on the Nile), film de Kenneth Branagh 2022. Article vu 402 fois
La riche et magnifique héritière américaine Linnet Ridgeway s'éprend de Simon Doyle, le fiancé de sa meilleure amie, Jacqueline de Bellefort, que celle ci vient de lui présenter, et l'épouse sans délai. Les jeunes mariés partent en voyage de noces. Dans l'hôtel où ils séjournent à Assouan, en Égypte, ils rencontrent Hercule Poirot.
Bientôt, les jeunes mariés ainsi que divers personnages rencontrés à l'hôtel, se retrouvent pour faire une croisière sur le Nil à bord du vapeur Karnak. La présence inattendue de Jacqueline sur le bateau fait monter encore la tension. Plus tard, Linnet est retrouvée assassinée dans sa cabine. Peu à peu, l'enquête de Poirot, va lever le voile sur les petits et grands secrets de chaque personnage, mettre à mal tous les alibis. L'amour, la jalousie et la trahison, ainsi que la cupidité, sont les ressorts du roman… et du film.
Le film se déroule en deux séquences : première partie : les rencontres, le mariage, le séjour à Assouan. La seconde débute avec la croisière sur le Nil, le crime puis l’enquête d’Hercule Poirot.
Je n’ai pas vu la précédente version, de 1978 avec Peter Ustinov et je n’avais pas lu le roman d’Agatha Christie. C’était les conditions idéales pour apprécier « Mort sur le Nil » dans toutes ses dimensions. Je n’ai pas été déçu. Vu en VOST.
La première partie est une véritable plongée dans les années folles. Le film commence par l’’épisode de la guerre de 14-18 ou Hercule Poirot est blessé. La séquence est en noir et blanc. A elle-seule elle vaut le détour. On s’y croirait. Puis 1937, les années folles ou on découvre le couple naissant entre Simon Doyle (Armie Hammer) et la pétulante Jacqueline de Bellefort (Emma Mackey). Puis le volte face de se dernier pour la riche Linnet Ridgeway (Gal Gadot).
C’est très soigné, très rythmé. Cadrages montage au top. Le voyage en Égypte est tout aussi magique, les paysages sont grandioses. On peine à croire qu’ils sortent des studios de Bollywood…
La seconde partie est plus classique. Après la « mort sur le nil » l’enquête de Hercule Poirot est fidèle à son personnage. Il y a ce qu’il faut de suspens et de rebondissements… On bascule dans un vrai polar, bien rythmé.
Keneth Branagh, metteur en scène, s’est aussi attribué le rôle central d’Hercule Poirot. Il est très bon. Les fans d’Agatha Christie, font remarquer qu’il n’a pas le ridicule du Poirot originel. Personnellement je trouve le personnage interprété par Keneth Branagh, bien adapté, un poil suffisant mais bien crédible. De plus en VO, il parle anglais avec l'accent français, et c'est tout à fait crédible !
Donc, on se précipite au cinéma pour apprécier ces 2h de détente, en VO, bien sur !
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