Shazam***
Film de David Sandberg
La critique Radio d'Annie.
Nous voici plongé dans l’univers des comics américains ! Car Shazam est le nom d’un personnage de BD qui n’est pas tout jeune, puisqu’il fut crée en ....1940 par les américains Baker et Parker. Au départ c’est un peu une copie de Superman crée lui, en 1938. Le principe est simple : chaque fois que le jeune Billy Bateson (14 ans) crie Shazam, il se transforme en Super héros. Pourquoi Shazam ? et bien c’est l’acronyme des initiales de dieux ou demi dieux : S pour Salomon et sagesse, la force d’Hercule, la vigueur d’Atlas, la maitrise de la foudre de Zeus, le courage d’Achille et enfin la vitesse de Mercure.
Voilà pour le versant historique. Et le film ? Il est signé David Sandberg (réalisateur de films d’horreur) avec Zachary Lévi dans le rôle titre, Mark Tron dans celui de l’affreux méchant Taddhéus Sivana. Le jeune Billy Bateson est incarné lui par le sympathique Asher Angel. Ce gamin est audacieux et fugueur, car régulièrement il quitte ses multiples familles d’accueil, toujours à la recherche de sa mère biologique. Jusqu’à ce que il soit accueilli au sein d’une fratrie originale par un couple aimant et bienveillant.
Le film repose sur une intrigue classique dans cet univers de comics : le super héros, donc Shazam, contre le méchant vraiment très méchant. Pourtant ce film Shazam renouvelle complètement le genre : le contraste entre un esprit d’adolescent et un corps d’adulte aux multiples pouvoirs va donner lieu à un humour décalé vraiment réussi. Notre héros va découvrir peu à peu ses super pouvoirs avec autant d’enthousiasme que de stupéfaction. Et ça donne des scènes vraiment drôles. D’autant que le scénario creuse ce décalage en le doublant d’une réflexion plus sérieuse : des super pouvoirs pour faire quoi ? L’intéressant ou le sauveur ? Se mettre au service du bien commun ou se donner en spectacle moyennant finances ?
Le défi est de taille puisqu’il s’agit de lutter contre l’envahissement des 7 péchés capitaux. Billy, alias Shazam aura besoin de toute sa force physique certes mais aussi morale et aussi de quelques coups de pouce de son étrange fratrie.
Le film est réussi, grâce à un scénario qui joue en permanence sur la peur (rappelons que le réalisateur est connu pour des films d’horreur), et l’humour. D’où un ton décalé pour ce film qui est bien une comédie de super héros. Et j’ai trouvé cela franchement amusant. L’ensemble est soigné, bien mis en scène. Petit détail mentionné par la chef-décoratrice Jennifer Spence, les statues représentant les Sept Péchés Capitaux, situées dans le Rocher de l'Éternité, ont été sculptées à la main par des artisans. Elles sont bien sur tout à fait abominables.
D’où la question : finalement ce film s’adresse à qui ? Bien sur à tous les fans de comics et de super héros.....mais attention : l’humour décalé ne sera pas compris par des spectateurs trop jeunes qui risquent fort d’être terrorisés par les effets spéciaux.
Donc avant l’âge de 14/15 ans, s’abstenir ! Au delà on passe un très bon moment. Et restez dans vos fauteuils car le générique de fin est formidable.
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