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Mc Fred

Cinéphile, architecte, réalisateur vidéo, peintre, animateur et consultant........................... J'aime le Vrai, le Beau, le Bien, le Bon..............77 017 visites depuis l'ouverture du blog. Goûtons l'instant présent !

Publié par Mc Fred

film de Clint Eastwood    Article vu 120 fois

La mule***

Earl Stone (Clint Eastwood toujours aussi bon), est proche de ses 90 ans. A l’occasion des fiançailles de sa petite-fille, un invité lui donne ses coordonnées. Il lui propose, d’être chauffeur pour des courses très bien rémunérées. Cela tombe bien car son entreprise est proche de la saisie et son vieux pick-up menace de tomber en ruine. Vu son âge et l’état de son 4x4, il est peu repérable. Rapidement il se rend compte qu’il fait le transport de drogue (la "mule") pour un cartel mexicain. Chauffeur discret et performant, il va accepter des cargaisons de plus en plus importantes et être repéré par le chef du cartel (excellent Andy Garcia) et le DEA (Police anti Drogues) avec l’agent Colin Bates (le charismatique Bradley Cooper). 

La mule***
La mule***

La Mule est inspiré de la vie de Leo Sharp (Earl Stone dans le film), vétéran de la Seconde Guerre mondiale. Ce dernier est devenu dans les années 80 le transporteur de drogue le plus âgé et le plus prolifique du Cartel de Sinaloa. « La meilleure mule de l’histoire du cartel de Sinaloa était celui auquel on s’attendait le moins : un vieux monsieur de 90 ans qui voyageait pour son travail. Ils l’adoraient. Ils le recevaient comme un roi et le laissaient faire ce qu’il voulait. C’est à partir de là que j’ai commencé », explique le scénariste Nick Schenk.

La mule***

Earl Stone est aussi un bel égoïste qui, toute sa vie, s’est occupé de lui, de sa passion pour les lys notamment en délaissant totalement son épouse et sa fille. Sa fin de carrière en tête de mule est presque un aboutissement, un accomplissement. Cette nouvelle expérience sera-t-elle le déclic salutaire pour renouer avec sa famille ? Rien n’est joué d’avance. Réponse dans le film.

Le décor est planté. C'est parti pour presque 2 heures d’un road-movie haletant.

La mule***
La mule***

Clint Eastwoood est au centre de son film, très présent, excellent dans son -presque propre-rôle- d’octogénaire sur la brèche, fantasque, libre et encore ultra dynamique. Il a une espèce de jeunesse, découvrant de nouveaux horizons, nouvelles impressions, prenant des risques, avec souvent le regard neuf sur son environnement. Il garde aussi cette insolence un peu rebelle qu’on trouvait déjà dans « Gran Torino » et qui est bien savoureuse. Les autres rôles sont parfaits. On retrouve avec bonheur Laurence Fishburne (Apocalypse now, Matrix, Mission impossible…) en patron du DEA. 

La mule***
La mule***

Plongé au cœur des cartels mexicains de drogue, le spectateur n’est pas épargné par la franche immoralité de certaines séquences. En effet, Earl est prompt à claquer ses dollars avec des prostituées aux formes généreuses. Mais cela reste discret. Néanmoins, on réservera le film aux adultes et adolescents. 

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