Rémi sans famille*
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Film d'Antoine Blossier
Après « La Traque » en 2010 et « The Far Cry Experience » en 2014, le réalisateur signe ici une nouvelle version du roman d’Hector Malot. Rémi est vendu par ses pauvres parents adoptifs à un saltimbanque nommé Vitalis. Ce dernier compte sur sa nouvelle recrue pour agrémenter son spectacle…
Le metteur en scène a voulu donner à cette version un ton « onirique ». C’est surtout un peu grandiloquent. L’ensemble est assez décevant, surtout lorsque on compare à la version historique de 1958 avec Gino Cervi et Pierre Brasseur.
Il y a quand même quelques bons moments. Le meilleur est sans hésiter la première représentation du saltimbanque avec la présence de Rémi. Le numéro de dressage avec le chien et « monsieur joli cœur » le petit singe, est un régal. Autre séquence émouvante, lorsque Rémi, se libère de son trac et chante sa vocalise dans les champs.
Côté distribution, Daniel Auteuil est un Vitalis assez crédible. Un beau personnage plein de bonté et de talents. Maleaume Paquin incarne un Rémi tout à fait charmant, mais un peu trop « lisse » et « bien élevé » pour un enfant abandonné élevé à la dure…
Le reste du film est plutôt une suite de séquences un peu décousues, et un scénario assez invraisemblable. On a du mal à comprendre, par exemple, l’articulation des relations entre les Driscoll et les Milligan…
Les séquences parfois sombres font réserver les film a des enfants à partir de 7 ou 8 ans, « qui n’ont plus peur des loups »..



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