Le sens de la fête***
Film de Olivier Naccache et Eric Toledano (2017) Article vu 296 fois
Max (excellent Jean-Pierre Bacri) est traiteur.
Faire près de 2h de film sur…un traiteur, le défi est inattendu. Et pourtant, avec « Le sens de la fête » Olivier Naccache et Eric Toledano nous invitent à suivre Max dans les coulisses pour vivre une folle journée, le mariage de Pierre et Hélena.
Le film s’ouvre sur une truculente séance de négociation entre Max et un couple de futurs mariés. C’était juste une « mise en bouche », la scène suivante nous propulse en pleine préparation du mariage. Adèle (étonnante, Eye Haidara) la « chef de brigade » est en pleine prise de bec avec le DJ James (Gilles Lellouche).
Et c’est parti ! Deux heures de quiproquos, de situations imprévues ; de la préparation du festin, à l’arrivée des invités ; de panne de courant en visite surprise de l’inspecteur URSSAF, avec le personnel de service habillé en costume grand siècle (avec perruque, s’il vous plait !). Cela n’arrête pas, c’est très enlevé, souvent comique, voire burlesque et dans la salle, les rires fusent. Le scenario est efficace, inventif avec ce qu’il faut de surprises pour pimenter le tout, jusqu’à la scène finale assez inattendue
Le personnage de Max est aussi une illustration intéressante et assez crédible des différentes postures de manager : encourager, entrainer, dynamiser, gérer les conflits, recadrer, négocier, sortir des situations bloquées. Un personnage « sanguin », avec ses inévitables imperfections mais profondément humain.
Le point de vue d'Annie
Mères et belles-mères, n’allez pas voir « le sens de la fête »….ce serait trop terrible !
En effet, Max (Jean Pierre Bacri) et sa brigade de bras cassés, sont les responsables du mariage de Pierre et Héléna dans un lieu féérique….le château de Courances (situé en forêt de Fontainebleau).
Hélas, ça commence de guingois puisque Max qui s’est fait retirer son permis, emprunte une voiturette pour aller chercher son beau frère qu’il fait travailler, au noir, et qui semble être une personne un peu…décalée.
Bon, le point positif est que le photographe est arrivé, (une vieille connaissance de Max), mais avec un jeune élève stagiaire de 3e….quoique celui ci (le photographe, génial Jean Pierre Rouve) se montre très peu….professionnel.
Et voilà le scénario campé. Nous allons donc suivre les péripéties de cette réception que Max gère au mieux entre ses histoires de cœur, les défections et autres catastrophes en tous genres.
L’astuce est vraiment dans l’écriture du scénario qui évite le comique répétitif des dérapages de la soirée pour faire la place aux personnages hauts en couleur. Max est au milieu de ce dispositif et il fait ce qu’il dit : « on s ‘adapte ! ».
En vrai professionnel, il fait face aux catastrophe, entrainant sa brigade dans un bel esprit d’équipe.
Jean Pierre Bacri est excellent, dans ce rôle de leader un peu exaspéré, mais qui tient bon. Il prend chacun de celles et ceux qui l’entourent avec beaucoup d’attention, de chaleur, et en leur demandant de s’oublier il les aide à « grandir », à se dépasser et à trouver des issues.
Le spectateur est donc pris par les parcours de cette galerie de personnes, et reste attentif à leur évolution. C’est un aspect positif de ce film.
Et bien sur on rit avec stupeur, émotion, complicité car le burlesque est aussi très présent.
Alors finalement, mères et belles mères courrez voir « le sens de la fête » vous passerez un excellent moment et qui sait….le film vous donnera peut-être quelques idées… saugrenues !









