À propos

Avatar

Mc Fred

Cinéphile, architecte, réalisateur vidéo, peintre, animateur et consultant........................... J'aime le Vrai, le Beau, le Bien, le Bon..............77 017 visites depuis l'ouverture du blog. Goûtons l'instant présent !

Publié par Frédéric de Butler ن

Maestro ****

film de Léa Fazer (2014).  Article vu 98 fois

En ces temps de vacances, si la pluie s'invite en soirée, et même par beau temps, voici une bien agréable séance de cinéma.

Henri (Pio Marmai) est un jeune acteur qui rêve de tourner avec Bruce Willis dans un film d'action. Il se retrouve engagé dans "Les Amours d'Astrée et de Céladon" le dernier film de Cédric Rovère (Mickael Lonsdale), vieux cinéaste façon "nouvelle vague". Sans rien connaître du cinéaste, il se prépare pour la grande aventure  en y entrainant son "coloc" Nico, promu "assistant personnel".

Maestro ****

A l'évidence, les conditions du tournage ne sont pas du tout celles auxquelles s’attendait Henri. En effet, le contraste est total : équipe réduite, Gargilesse Dampierre (Berry) au lieu de Hollywood, rémunération médiocre, etc… Mais, tombé sous le charme de Gloria (Déborah François), sa partenaire, Henri tient bon. Et la magie s'opère : il s'ouvre peu à peu à la culture classique et à la richesse d'esprit de son mentor. 
De son côté, Cédric Rovère, est progressivement conquis par l'enthousiasme et l'innocence foncière d'Henri.

 

Maestro ****

C'est bien mené ; fort bien joué   Les deux mondes se confrontent avec bonheur. Mickael Lonsdale fait corps avec son personnage. Tour à tour passionné, apathique, intransigeant, espiègle, patient, il est surtout bienveillant et foncièrement bon. Il feint d'ignorer totalement l'univers, conventionnel et artificiel du jeune comédien ; comme un chat jouant avec sa proie… et ça marche ! On retrouve l'excellent frère Luc du film de Xavier Beauvois, "Des hommes et des Dieux", « Laisse passer l'homme libre… » .
Les seconds rôles sont bien campés, avec ce qu'il faut d'humour et de naturel. On retrouve dans la distribution, la lesbienne et le gay de service, ici traités avec humour. C'est étrange, depuis deux ans, ces rôles devenus incontournables que l'on retrouve dans tous les films. Cela obéit à quelle logique ou à quel donneur d'ordre ?

 

Maestro ****

Le film réalisé par Léa Fazer avait été écrit par l'acteur Jocelyn Quivrin, décédé en 2009 d'un accident de voiture. Il y raconte sa propre expérience avec Eric Rohmer, lors du tournage des mêmes "Amours d'Astrée et de Céladon". Mais le propos reste équilibré, avec ce qu'il faut d'intellectualisme, aujourd'hui décalé chez Rovère/Rohmer et ce qu'il faut  d'insouciance voire de grivoiserie chez Henri/Jocelyn.

Léa Fazer, qui a voulu mener à bien le projet par fidélité à Jocelyn Quivrin, voit dans Maestro un "film sur la transmission" : comme "Maître Yoda et Luke Skywalker". 
Pas faux. 

 

 

Maestro ****

La réalisatrice a aussi évité un casting trop ressemblant pour interpréter les deux protagonistes : Lonsdale est très différent de Rohmer. Quant à Pio Marmai, qui a sans doute un peu trop de présence, voire de charisme, il reste aussi brun que Quivrin était blond….

 

Frédéric de Butler, 8 août 2014

Commenter cet article

B
Enlevez moi donc ce "de" à votre nom, vos ancêtres n'en faisaient même pas usage... Il y'a une révolution, ne vous en déplaise...
Répondre