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Mc Fred

Cinéphile, architecte, réalisateur vidéo, peintre, animateur et consultant........................... J'aime le Vrai, le Beau, le Bien, le Bon..............77 557 visites depuis l'ouverture du blog. Goûtons l'instant présent !

Publié par Annie

Les Dimanches ***

Film espagnol de  Alauda Ruiz de Azúa.   Article vu 218 fois

Ainara, 17 ans, élève dans un lycée catholique, s'apprête à passer son bac et à choisir son futur parcours universitaire. A la surprise générale, cette brillante jeune fille annonce à sa famille qu'elle souhaite participer à une période d’intégration dans un couvent afin d'embrasser la vie de religieuse. La nouvelle prend tout le monde au dépourvu. 
Les conséquences qu’entraînent cette décision au sein de sa famille vont ponctuer le déroulement du film. A commencer par celle de son père veuf, celle de sa tante hostile à la religion qu’elle assimile plus ou moins à une secte, celle de sa grand-mère. La jeune fille creuse son discernement avec le prêtre qui l’accompagne, mais aussi en évoluant parmi ses amis filles et garçons de son lycée.  

Les Dimanches ***

La critique d’Annie 
Je me permets, une fois n’est pas coutume de citer largement les propos de la réalisatrice lors d’une interview sur le site « le bleu du miroir ». 
« Ma position, ou plutôt le cadre mental dans lequel j’ai fait le film, avait surtout à voir avec l’idée d’embrasser une certaine complexité humaine. Quand j’écris ou que je dirige un film, je ne pense jamais en termes d’offense ou de non-offense. Je pense plutôt à comprendre et à susciter de bonnes questions. Les vocations religieuses sont en déclin, mais elles existent encore, et je trouve cela d’autant plus frappant dans une époque hyperconnectée où la religion n’a plus le même poids. »
« Ce qui m’intéressait, d’autant plus que je ne suis pas croyante, c’était d’explorer cette vocation comme une construction humaine. Je ne crois pas qu’il y ait une divinité qui appelle quelqu’un. En revanche, je crois qu’il existe des mécanismes familiaux, sociaux et religieux qui construisent cette vocation, qui amènent une jeune fille à ressentir certaines choses et à prendre cette décision. »

 

Les Dimanches ***

C’était le projet du film. Et comme il n’est pas si simple de tracer des lignes rouges très claires, le film laisse aussi une marge au spectateur pour qu’il puisse tirer ses propres conclusions.« Les Dimanches  est un sujet très délicat, qui aurait pu provoquer une polémique facile. Pourtant, en Espagne, le film est à l’affiche depuis octobre et a déjà réuni environ 600 000 spectateurs, ce qui est une fréquentation très importante. 
Comme c’est réconfortant de voir combien cette réalisatrice prend au sérieux les spectateurs que nous sommes et ose à travers son film nous poser la question de la vocation. 

Les Dimanches ***

La caméra de Alauda Ruiz de Azúa  est respectueuse et nous rend compte de la complexité humaine d’une vocation. 
Je voudrai insister sur un aspect du film qui m’a beaucoup touchée : à travers cette complexité humaine c’est bien Dieu qui appelle. La scène où Ainara le supplie de lui faire entendre clairement ce qu’il attend d’elle est magnifique. C’est bien dans sa fragilité, ses hésitations, que Dieu clairement se dévoile. Avec une lecture chrétienne, nous trouvons dans cette scène une dimension spirituelle certaine. Les chrétiens sont disciples d’un Dieu qui s’est fait chair, pour nous rejoindre justement dans notre complexité humaine. 

Les Dimanches ***

Le cinéma décidément nous offre de très belles pistes de réflexion, et ouvre un espace où la transcendance ouvre nos cœurs et nos âmes. Courrez au cinéma !

Ce film est à voir en famille avec des adolescents, des amis. 
 

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C
Merci beaucoup. Très Beau Film
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