À propos

Avatar

Mc Fred

Cinéphile, architecte, réalisateur vidéo, peintre, animateur et consultant........................... J'aime le Vrai, le Beau, le Bien, le Bon..............77 017 visites depuis l'ouverture du blog. Goûtons l'instant présent !

Publié par Mc Fred

L’intérêt d’Adam *

Film de Laura Wandel.    Article vu 111 fois

Dans un service de pédiatrie, une mère Rébecca (Anamaria Vatolomei) ne veut pas quitter Adam son fils de quatre ans qui est en carence alimentaire et doit absolument prendre du poids Il a déjà une fracture du bras qui est une conséquence de son alimentation. L’infirmière en chef du service Lucie (Léa Drucker) comprend que rien ne peut être solutionné sans l’accord, la participation de la jeune Maman dont la relation fusionnelle avec son fils lui est de fait très préjudiciable. La justice s’en mêle la situation va déraper.

L’intérêt d’Adam *

La critique d’Annie
Après le film de Pétra Volpe « En première ligne » qui dépeint la réalité du métier d’infirmière, et qui est toujours à l’affiche, nous voici de retour à l’hôpital avec « l’intérêt d’Adam ». Le lien entre cinéma et société est évident et c’est un vecteur important de réflexion et d’analyse sur les problématiques qui traversent notre vie quotidienne. 
Laura Wandel confie à Léa Drucker le rôle de Lucie. La caméra ne quittera pas son visage, sa silhouette de face ou de dos, nous allons la suivre dans les couloirs de ce service de pédiatrie, de chambre en chambre. Pour affronter les situations particulières de détresse des jeunes patients et de leur famille. Que ce soit pour cacher l’avortement d’une adolescente musulmane à sa mère, ou trouver un appartement à une mère de famille nombreuse qui ne maitrise pas le français. 
On comprend que Lucy, femme courageuse et très investie dans son métier va être profondément touchée par la situation d’Adam et celle de sa mère Rébecca. 

L’intérêt d’Adam *L’intérêt d’Adam *

Sur la forme. 
La mise en scène fait le choix de rester au plus près donc de Lucy, et de nous restituer son univers dans sa réalité bruyante, faite de précipitation de portes et couloirs, d’ascenseurs, de chariots et de lits, sans qu’elle se pose un instant. Et j’ai trouvé cela étouffant, ce qui est sans doute l’effet recherché, mais que j’ai trouvé pesant.  Les deux comédiennes principales 
Léa Drucker, et Annamaria Vatoloméi jouent chacune leur rôle avec conviction, mais pour la seconde, la palette des émotions étant toujours au bord des larmes, m’a semblé artificielle à la longue et cette mère fusionnelle qui met en danger par son amour excessif, son petit garçon, m’a semblé surjouée. 
Le scénario va rebondir, avec l’arrivée du père d’Adam, mais là encore on trouve une situation et un personnage un peu forcés. La fin du film si elle laisse filtrer un mince espoir, est abrupte et laisse le spectateur, avec ses interrogations sur la suite de ce qu’il adviendra de Rébecca et de son fils. Le scénario et l’écriture cinématographique ne m’ont pas vraiment convaincue. 

L’intérêt d’Adam *

Sur le fond. 
L’investissement de Lucy est généreux et c’est un personnage qui courageusement va bousculer l’institution aussi bien celle de l’hôpital que celle de la justice. Mais peut-on demander à l’hôpital justement de réparer tous les dysfonctionnements des liens interpersonnels, à commencer par ceux de la famille ? 
Comment pourrait-il suppléer à l’isolement de cette mère qui est tout de même maltraitante ? Lucy voit bien qu’il faut commencer par l’aider, elle-même maman solo sait combien c’est difficile de faire grandir un enfant en l’assumant seule. 
L’ensemble du film reste assez sombre, sans figure paternelle structurante, et l’engagement de Lucy du fait du scénario assez linéaire, manquant de nuances peut sembler parfois artificiel. Où est vraiment alors l’intérêt d’Adam ? 

L’intérêt d’Adam *

Commenter cet article