À propos

Avatar

Mc Fred

Cinéphile, architecte, réalisateur vidéo, peintre, animateur et consultant........................... J'aime le Vrai, le Beau, le Bien, le Bon..............77 017 visites depuis l'ouverture du blog. Goûtons l'instant présent !

Publié par Mc Fred

A bicyclette

Film de Mathias Mlekuz et Philippe Rebbot (2024).        Article vu 286 fois

De l’Atlantique à la mer Noire, Mathias embarque son meilleur ami Philippe dans un road trip à bicyclette. Ensemble ils vont refaire le voyage que Youri, son fils, avait entrepris en 2018 avant de disparaitre tragiquement en 2022. Une épopée qu’ils traverseront avec tendresse, humour et émotion. Vu au Katorza (Nantes).

A bicyclette

Les faits :  Youri Mlekuz, à 24 ans (entre mai 2018 et juin 2019), a fait, seul et à vélo, le voyage entre La Rochelle et Istanbul. Trois ans après, il s’est suicidé à 28 ans, sans doute dans une lourde phase dépressive. Son père Mathias, par amour pour ce fils Youri, et pour essayer de faire le deuil de sa mort, va faire le même parcours, à vélo avec son ami Philippe. Ce n’est pas un roman, mais une histoire vraie et le film est réalisé à partir des 4 heures de reportage filmé durant ce parcours. C’est donc doublement une histoire vraie : par le sujet et par les personnes réelles filmées (et non des acteurs)… Vous me suivez ? 

A bicyclette

Points forts : Un voyage au cinéma, Autriche Hongrie, Roumanie et Turquie.. Un sujet inhabituel, le road trip en vélo. C’est très bien joué (c’est la vraie vie). La très belle amitié entre Mathias et Philippe qui est très touchante.

A bicyclette

Quelques imprécisions, je n’ai pas compris en voyant le film que « Joseph » qu’ils retrouvent à Istanbul est le frère de Youri. D’autre part, le parcours reste volontairement imprécis : les séquences se suivent sans que le spectateur puisse s’y retrouver en suivant un itinéraire. Plusieurs fois, je me suis dit « on est où ? depuis quand est-on parti ? » sans trouver précisément la réponse. C’était une volonté des réalisateurs… je n'ai pas compris pourquoi...
Une scène n’était pas indispensable, surtout pour un documentaire réel : lorsque Mathias et Philippe se baignent nus dans le Danube en compagnie d’Adriane leur hôtesse Airbnb.

A bicyclette

Points d'interrogation. Je suis allé voir « A bicyclette », ayant vu que c’était un film qui cartonnait au box office. Je ne savais pas en le voyant que c’était « du vrai » ;  j’ai découvert tout cela après la séance. Si j’avis su, je ne serai sans doute pas allé voir ce film. 
Une histoire vraie filmée. 
Mettre au cinéma l’histoire de son fils qui, plus tard, s’est pendu est pour moi presque toxique. Je ne comprends pas cette mise en avant d’une partie très intime et dramatique de sa vie familiale. 
« En réalisant ce documentaire, j’ai ainsi la sensation de continuer à faire vivre mon fils, de le voir exister » Mathias Mlekuz … 
Peut-être que le film peut aussi donner de l’espoir et permettre à ceux qui ont perdu un enfant d’en faire le deuil. C'est discutable. C’est, en tout cas, l’idée et la démarche de Mathias. 

Commenter cet article

V
J'ai bcp aimé ce film. Beaux paysages, belle amitié de Philippe et Mathias très touchante. Il y a de belles réflexions sur le sens de la vie,sur la mort. <br /> Ce père qui a perdu son fils tragiquement essaie de le faire "revivre" en vivant ce qu'il a vécu à travers ce beau voyage. Ils font aussi de belles rencontres. La rencontre avec la " petite amie" du fils décédé est très touchante également ainsi que la rencontre avec le 2 ème fils qui est venu à la rencontre de son père est émouvante.<br /> <br /> Je trouve ce film intéressant également par les questionnements de ces 2 hommes . <br /> Bref c'est un bon film à voir et je ne regrette aucunement de l'avoir vu et mon mari aussi.
Répondre
M
Merci Fred pour cette note touchante. Ainsi que pour tes réflexions personnelles.
Répondre
M
👍
P
Tu as raison. "C'est son choix" est ce que le psychiatre entend souvent, pour masquer la souffrance infligée. Une souffrance masquée continue d'abîmer intérieurement. Avec toutes les réserves qu'on voudra, liées aux circonstances, il reste que le suicidé est le sujet de l'action auto-destructrice, sans égard pour ceux qu'il va mortifier pour le restant de leur vie. Des parents ne s'en sortent qu'en maudissant ce geste, qui a une portée blasphématoire.
Répondre
P
Bonjour Mc Fred. Je n'ai pas vu le film, et suite à ton commentaire, je n'irai pas. Faire revivre un fils mort, pourquoi pas? Mais un fils suicidé, qui refusait de vivre? "Continuer à faire vivre mon fils, de le voir exister", c'est dénier la violence infligée par ce fils. Ce Mathias ira-t-il mieux après ce film? Les parents de suicidé (e) qui disent "c'est son choix" en crèvent lentement. Banaliser le suicide, surtout en famille, c'est s'y exposer soi-même, au titre de ce précédent...Merci pour ta franchise. Bien à toi, Ph. de L.
Répondre
M
Bonsoir Philippe. Et merci au psychiatre pour sa réflexion. Pour préciser les paroles de Mathias, il ne dit pas "c'est son choix" mais "c'est dramatique... et j'ai perdu notre fils" .