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Mc Fred

Cinéphile, architecte, réalisateur vidéo, peintre, animateur et consultant........................... J'aime le Vrai, le Beau, le Bien, le Bon..............77 017 visites depuis l'ouverture du blog. Goûtons l'instant présent !

Publié par Mc Fred

Film de Virginie Sauveur 2023                       Article vu 99 fois
D’après le roman « les femmes en noir » d’Anne-Isabelle Lacassagne

Magnificat °

Peu tenté par le thème et le côté polémique du sujet, j’ai décidé de voir le film pour me faire une opinion et avoir une base factuelle pour publier cette critique. 

Magnificat °

Le sujet 
Un prêtre, le père Pascal Foucher, vient de décéder. Le médecin qui a constaté le décès demande à voir un responsable. C’est Charlotte (Karin Viard), la chancelière (responsable juridique) du diocèse, qui se déplace. Le médecin lui demande de lire l’acte de décès. Il y est écrit que le prêtre décédé était, en fait, une femme. Abasourdie, Charlotte demande au responsable de l’entreprise d’obsèques, de confirmer les faits. Ce dernier est formel, le prêtre décédé est bien une femme.

Charlotte, va enquêter pour comprendre ce qui s’est passé. Elle va découvrir que le père Pascal Foucher, enfant né sous « x », était en fait une femme, Mathilde Moineau. Cette dernière a connu le vrai Pascal Foucher lorsqu'ils étaient enfants, dans le centre d’accueil.
Peu à peu, Pascal se sentait être une femme, prenait des hormones et se féminisait, tandis que Mathilde prenait de la testostérone et commençait à avoir une légère barbe. Ils décidèrent alors d’échanger leurs identités. Mathilde s’appelle désormais Pascal Foucher et rentrera plus tard au séminaire. Pascal, quant à lui, devient Mathilde Moineau et sera  médecin. 
Lorsque Mathilde (alias Pascal) décède… on constate qu’il s’agit d’une femme. (le début du film). 

Pour couronner le tout on apprend au fil de l’intrigue que Charlotte a eu son fils Thomas avec un prêtre. Ce dernier a préféré suivre sa vocation plutôt que rester à ses côtés, malgré les demandes passionnées de Charlotte. 

Magnificat °

C’est un peu tiré par les cheveux et ne peut intéresser que le spectateur dubitatif et peu au fait de la place respectives des hommes et des femmes chez les catholiques.
Les deux sujets controversés sont au rendez-vous : sacerdoce des femmes et célibat des prêtres…  

En dehors de ces sujets souvent débattus, il ne reste pas grand-chose. En effet le film, si on enlève le côté « polémique religieux » n’a plus aucun intérêt… 
L’intrigue est désormais « spoilée » mais si vous y tenez, vous pouvez toujours prendre 97 minutes pour aller voir le film.

Magnificat °

Côté cinéma 
L'aventure est bien menée, avec rebondissements et apparitions de personnages inattendus, les gitans, par exemple.  Karine Viard, reste une bonne actrice qui donne de l’authenticité à Charlotte. 

A côté, François Berléand (Mgr Mevel) et Patrick Catalifo (l’auxiliaire) sont très caricaturaux, dénués de tout sentiment humain, centrés sur le pouvoir et le « pas de vagues ». De mon expérience d’homme, comme de pratiquant, je n’ai jamais rencontré de prêtres ou d’évêques de ce genre…  

Magnificat °
Magnificat °

Côté catholique 
L’ouverture des engagements ecclésiastiques aux femmes est d’actualité. Le sujet de l’ouverture au diaconat féminin pour les pays ayant peu de vocations est posé au Vatican. 

L’accès à la prêtrise pour les femmes est un sujet légèrement clivant entre pratiquants. Néanmoins, la base du christianisme est la reconnaissance que Dieu créa l’homme et la femme avec des spécificités et des vocations différentes. Et dans l’Église, côté homme il y a Jésus-Christ, dont tous les prêtres sont la représentation actualisée, et côté femme, la vierge Marie, dont toutes les mères et toutes les religieuses sont les représentations actualisées.
Pour approfondir le sujet, voir ci-dessous : 

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A
Le cinéma est-il légitime quand il rend compte des questions qui agitent la société ? Bien sur que oui ! Il apporte par le biais des images, des prises de vue, des dialogues aussi, des éléments de réflexion, des échanges ou même des points de vue qui élargissent ou modifient la vision du spectateur. <br /> Ici, la charge contre l’Église est trop appuyée et verse dans le ridicule. <br /> D’abord par une intrigue qui s’enlise dans des invraisemblances. <br /> Le personnage de la chancelière finit lui aussi par s’enliser dans une position combative qui cadre mal avec le début du film et ça donne un méli mélo simpliste : « oui l’Église est en crise, oui le bateau coule, oui il faut ordonner des femmes au sacerdoce. »<br /> Pour terminer, cela reste un film médiocre, aux effets appuyés, qui peine à trouver son unité : L’intrigue du début disparaît, au profit de celle de la révolte du fils de la chancelière qui veut connaître son père, pour repartir sur la mise en cause du célibat des prêtres, puis bifurquer sur des transitions de genre pour arriver à l’ordination sacerdotale des femmes.
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