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Mc Fred

Cinéphile, architecte, réalisateur vidéo, peintre, animateur et consultant........................... J'aime le Vrai, le Beau, le Bien, le Bon..............77 017 visites depuis l'ouverture du blog. Goûtons l'instant présent !

Publié par Annie de Butler

Film de  Yann Samuel (2023)                       Article vu 129 fois

La Guerre des Lulus ***

La critique d'Annie

Nous sommes en aout 1914, Lucas, Lucien, Luigi et Ludwig sont quatre pensionnaires de l'orphelinat de l'abbaye de Valencourt en Picardie. Tout le monde les surnomme les Lulus. L’armée allemande progresse, et dans le désordre ambiant de l’évacuation, les Lulus, qui faisaient l’école buissonnière, sont oubliés.
Mais ces quatre lulus ont beaucoup de ressources, à commencer par leur enfance, leur amitié fraternelle et l’arrivée de Luce, les Lulus seront donc cinq qu’on se le dise. 
Le scénario s’inspire très largement de la bande dessinée éponyme de Régis Hautière et Hardoc qui déclinent l’histoire en 8 tomes. Le scénario du film est construit comme une suite de rencontres entre les Lulus et les adultes dont la guerre bouleverse les vies. 
Nous y retrouvons ainsi François Damiens, en directeur de l’orphelinat, Isabelle Carré en sauvageonne au grand cœur, Alex Lutz sera l’instituteur et Didier Bourdon un saltimbanque grognon et tendre. 

Cette suite de rencontres donne du rythme au film, même si c’est parfois un peu incohérent. Mais peu importe, l’enthousiasme des Lulus, leur faculté de résilience sur le monde cruel qui les cerne est formidable grâce à un excellent casting. Les enfants sont épatants et très bien dirigés. On sourit, et on rit devant leurs réactions, on tremble devant les dangers auxquels ils sont exposés, et on est tellement tristes quand ils le sont ! La mise en scène des épisodes de guerre et bataille, est réaliste et d’envergure, mais les scènes lus intimes comme l’anniversaire de Luce, sont pleines de poésie.

Le réalisateur Yann Samuel précise : « Ce qui m’intéressait dans mon approche, c’est que les enfants du film, qui sont orphelins et qui n’ont rien, plus ils avancent, plus ils se construisent. Ils se trouvent une image de mère, de père, de grand-père et de grand frère au cours de leurs rencontres, et je voulais qu’ils sortent gagnants de la guerre. J’aimais le rebond propre à l’enfance, cette capacité qu’ont les enfants à se réinventer, quelles que soient les circonstances. Comme dans La nuit du chasseur, ils surmontent les épreuves et sont capables de remettre les compteurs à zéro. » Je précise  que ce fil de Charles Laugton de 1956 est une merveille : pourchassés sans pitié par un pasteur psychopathe et abandonnés à eux-mêmes, des enfants se lancent sur les routes.

Revenons  nos Lulus. C’est donc un film familial, généreux, drôle et qui permet de découvrir un lieu de tournage celui du familistère de Guise. On oublie vite les faiblesses du scénario et les propos sur les patrons « qui sont comme des poux  à écraser », pour s’attacher  à ces cinq héros  qui selon les propos du réalisateur « sortent gagnants de la guerre ». Et bien le spectateur sort également gagnant du cinoche ! 
A voir donc en famille, à partir de 10/11 ans. 

 

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O
Merci pour cette belle idée. Nous sommes allés hier soir voir la guerre des Lulus avec notre fils, nous avons passé un très bon moment, c'est exactement le genre de film qu'on aime voir avec lui.<br /> J'ai trouvé qu'il traitait vraiment bien cette frontière entre l'insouciance de l'enfance et la réalité de la guerre et des adultes.
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P
Je partage cette analyse : j'ai eu la chance de pouvoir découvrir ce film en avant-première à Moulins et en suis sortie avec des étoiles dans les yeux et le cœur regonflé d'espérance. Beaucoup de poésie et de fraîcheur, ,de très belles lumières, et une manière peu fréquente d'évoquer la terrible "Grande Guerre".
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