Le petit Nicolas : qu’est ce qu’on attend pour être heureux ****
Film d’animation d’Amandine Fredon et Benjamin Massoubre. Article vu 77 fois
La critique d'Annie
« On est de son enfance comme on est d’un pays » ces mots de Saint Exupéry sont une belle introduction à ce film d’animation très original. Il a été couronné au Festival international du film d’animation d’Annecy, en juin 2022. Le scénario et les dialogues sont d’Anne Goscinny.
Il s’agit de l’enfance du petit Nicolas bien sûr, dans cette France des années 60. Nous le retrouvons tout au long du film, et comme les enfants posent beaucoup de questions, il ne va pas s’en priver et va donc questionner l’enfance de ses ses créateurs : René Goscinny et Jean Jacques Sempé. Et les deux adultes vont pouvoir confier à l’enfant ce qui les habite profondément.
Anne Goscinny (fille de René) nous dit : « Le mot qui pourrait être leur dénominateur commun est : la résilience. L’un (Goscinny) a vu sa famille partir pour l’enfer, l’autre (Sempé) n’a pas reçu l’amour qui permet à un enfant de s’épanouir. Alors, ils ont créé ce Petit Nicolas qui vit une enfance rêvée, où la tendresse des parents pour leur fils est souveraine, où les copains, l’amitié́ et la maitresse, sont les héros d’une enfance de conte de fées »
En effet les deux complices ont réalisé ensemble 22 histoires du Petit Nicolas et le film va retracer cette belle et fraternelle amitié : René à l’écriture et Jean Jacques au dessin.
Benjamin Massoubre précise : « Le principal enjeu était de trouver le bon rythme pour entrainer le spectateur dans l’histoire malgré́ l’absence de structure narrative classique. Ce film évolue par séquences et il est finalement construit un peu comme une comédie musicale avec des numéros de chant et de danse. »
De fait, certaines séquences rappellent la comédie musicale « un Américain à Paris », le music hall, les orchestres de jazz, Duke Ellington… Et si les enfants n’ont certes pas toutes ces références en tête, ils retrouveront avec joie les bêtises du p’tit Nicolas et de sa bande de copains, sans oublier Marie Edwige et Louisette. « Ben oui, les filles c’est nul !»
Un remarquable travail scénaristique, des traits légers et finement colorés pour nous restituer une belle histoire d’amitié, le joli Paris des années 60, mais aussi l’Argentine ou New York et les histoires rigolotes d’un petit bonhomme joyeux et drôle. Les voix de Goscinny et Sempé sont confiées respectivement à Laurent Lafitte et Alain Chabat.
Un dernier mot, n’attendez pas pour être heureux ! Filez avec enfants et petits enfants et tous ceux que vous aimez au cinéma, voir ce délicieux film d’animation qui rend hommage au talent, à la joie du partage, à l’amitié et aussi un peu…. aux bêtises !
/image%2F0490460%2F20221021%2Fob_fcbd55_affiche-pn.jpeg)
/image%2F0490460%2F20221021%2Fob_e32d8a_2.jpeg)
/image%2F0490460%2F20221021%2Fob_bb13d9_1.jpeg)
/image%2F0490460%2F20221021%2Fob_f70707_3.jpeg)