La Ruse **
Film de John Madden (2022) Article vu 145 fois
Nous sommes en 1943. Les Anglais et leurs alliés, résolus à vaincre l’Allemagne nazie, envisagent un débarquement en Sicile. Comme la Sicile fait partie des zones de choix pour un débarquement, les nazis y renforcent leur présence pour leur barrer la route. Afin d’éviter un massacre conséquent d’une partie de leurs troupes, les services secrets britanniques, le célèbre MI5 va organiser une « intoxication » du renseignement allemand, en faisant croire à l’imminence d’une offensive alliée sur les côtes de Grèce. Deux officiers du renseignement britannique, Ewen Montagu (un Colin Firth égal à lui-même) et Charles Cholmondeley (Matthew Macfadyen), sont chargés de mettre au point la manipulation. La ruse consistera jeter en mer un cadavre chargé de documents ultra-secrets, et à le faire passer pour un officier anglais, le major William (Bil) Martin. Un nom bidon, inventé pour l’occasion. La ruse va-t-elle marcher ?
Petit clin d’œil, un des agents des services secrets s’appelle Ian Fleming. Cela doit chatouiller les neurones de certains. Et, oui, c’est bien lui qui créera plus tard « James Bond » et sera le romancier de la série 007.
Le sujet, très porteur, de cette manipulation devait être prometteur au cinéma.
Par contre le scénario, qui s’appuie essentiellement sur les dialogues est confus, plat et un peu compliqué. Et le film manque de rythme. Les acteurs sont corrects, mais sans charisme ou « élan » particulier. A certains moments, on s'y ennuie et on décroche. Pour pimenter (pas vraiment) le tout, on a droit à la rituelle histoire d’amour avec Jean Leslie, une des assistante (Kelly Macdonald assez convaincante). Mais ici, c’est une amourette à l’eau de rose de peu d’intérêt.
La première heure est longue. C’est assez peu entrainant, d’autant qu’on doit enchainer les motivations de chacun des personnages. Et ces derniers manquent d’élan et de caractère.
Comme il s’agit d’un film anglais, je l’ai vu en VOST. A éviter, car la langue n’a pas de charme particulier, et surtout les dialogues sont assez complexes : associer en permanence ce qu’on entend aux sous-titres est vite lassant. Autre détail, les images sont assez banales, les bureaux et autres lieux s’enchainent et se ressemblent. A tel point que pour illustrer cette critique, aucune image du film ne m’a frappé.
Bref, je ne suis pas ressorti conquis !
/image%2F0490460%2F20220430%2Fob_0d6a9c_affiche.jpg)