Swallow***
Article vu 115 fois
film de Carlo Mirabella-Davis (USA)
Hunter, jeune femme trentenaire semble avoir la belle vie. Avec son mari Ritchie, ils habitent une grande villa moderne. Ce dernier viens de reprendre la direction du groupe familial. Pour couronner le tout, on apprend que Hunter attend un bébé. La vie est belle. !
Contre toute attente, Hunter semble devenir de plus en plus étrange dans son comportement. On apprendra qu’elle développe progressivement un trouble compulsif étonnant. Elle en peut s’empêcher d’avaler (to swallow) des petits objets. Petit à petit son comportement se détériore et vire à la maladie psychiatrique.
On perçoit vite que dans le clan Conrad, elle fait figure de potiche et que sa vie et sa maternité comptent beaucoup moins que les « affaires » de son mari, coaché de près par son père, fondateur de l’entreprise.
Est-ce ce désintérêt qui va précipiter Hunter dans les troubles compulsifs ? Nous allons le découvrir petit à petit. Mais rapidement la famille réagit : Hunter est contrôlée de près et de plus en plus. Mais plutôt que de l’aider à s’en sortir cette pression ne fait qu’aggraver le trouble. Tout ceci va révéler un secret dramatique enfoui.
Le spectateur le découvre peu à peu dans ce triller psychanalytique haletant. L’événement final est tout à fait regrettable et termine cette descente aux enfers, paradoxalement de façon plus dramatique, mais bien en phase avec son époque..
Le scénario est très bien construit et offre une lecture très cohérente, quelles que soient les personnes du film et leurs points de vue. Les comportements de Hunter, de Ritchie, de sa famille sont effectivement très logiques situés dans leurs contextes respectifs.
Côté actrice, Haley Bennet est parfaite dans le rôle de Hunter, exprimant toute la palette des comportements inattendus et inquiétants de son trouble. Son langage non-verbal est très éloquent.
Un bon triller, surprenant. Seul l’issue finale est très regrettable.








