Volontaire*
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Film de Hélène Fillières (2018)
Laure a 23 ans. Après un parcours supérieur de haut niveau (ESIT Russe/Anglais, et Master Science Po) elle pose sa candidature pour les commandos de marine. Malgré sa persévérance, va-t-elle atteindre son but ?
La seule "pépite" du film est l'interprétation très convaincante de Laure par Diane Rouxel. Elle incarne parfaitement ce mélange de détermination et d'intelligence des situations du personnage.
Mais, après un début plutôt prometteur : immersion dans le milieu des officiers de la marine nationale, rigueur, discipline, volonté, cohésion, le film va se déliter dans deux directions.
Tout d’abord, l’opiniâtre volonté de Laure à être admise au sein des « bérets verts » a quelque chose de touchant, mais aussi d’incompréhensible et de parfaitement irréaliste. Malgré une morphologie plutôt inadaptée aux performances physiques du parcours commando, « La Miss » s’accroche envers et contre tout… On a du mal à y croire. Il est vrai que nous sommes au cinéma… mais quand même !
Le film nous ressert aussi les passages obligés de tant de réalisations actuelles : plusieurs scènes d’intimité qui flirtent avec le « porno soft » et l’inévitable homosexualité, peu crédible en plus, d’un des membres du commando. On pensait respirer un air vivifiant, fait de volonté, de patriotisme, de discipline militaire, de parcours d'exception. On retombe de haut avec les petites attitudes égo-centrées et conformiste de Laure dans un environnement bien de son époque.
Assez invraisemblable, avec des personnages tortueux (le commandant, la mère de Laure) au profils un peu gratuits, « Volontaire » est un film ambivalent et contrasté : de belles promesses, quelques belles actions, pour une issue qui reste énigmatique.
Tout ça pour ça ?


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