ROCK'N ROLL**
Film de Guillaume Canet, 2017 Article vu 1104 fois
La vraie vie :
Guillaume Canet et Marion Cotillard sont en couple, ils ont un fils… Ils font du cinéma
Le film :
Guillaume Canet et Marion Cotillard sont en couple, ils ont un fils… Ils font du cinéma
Avec un propos invraisemblable et apriori irréalisable comme film, Guillaume Canet signe quand même un film, « Rock’n roll ». Salle bien remplie au Gaumont. Dans la salle les rires n’arrêtent pas deux heures durant..
Le début du film nous fait assister à un tournage de film (décidément, ça devient une manie..) ou Guillaume campe le père d’une jeune fille de vingt ans (Camille Rowe). C’est bien parti. Si bien qu’il se sent un « feeling » avec cette « petite ». Il tente insidieusement un début de dragouille pour s’entendre dire aussi sec : « Tu pourrais être mon père…et puis tu n’est pas très Rock.. »
Ce sera le détonateur d’un « pétage de plomb » costaud, une crise de la quarantaine bien « trash », où le pauvre Guillaume bascule durablement dans un « jeunisme » ridicule et de mauvais goût.
Coté face, c’est très bien mené, bien jouée. Marion Cotillard est au top, notamment dans une séquence mythique ou elle incarne Céline Dion chantant « Pour que tu m‘aimes encore ». Elle joue vraiment bien avec beaucoup de naturel et de vérité. Et comme dans la vraie vie on retrouve toute la « Team Canet » ou chacun incarne son propre rôle, Gilles Lellouche, les frères Attal, et même un Johny mythique et déjanté…
Côté obscur, c’est quand même très malsain.
L’univers « bobo-jeune » décrit par Canet est à vomir : obsession pour le sexe trivial, soirées avec « biture » et « rails de coke », propos et occupations flirtant avec le néant, etc…
Le point de vue d'Annie :
Et si ce film était une satire habile et jubilatoire du voyeurisme obstiné, qui par le biais des portables, envahit nos esprits ?.....
Et si Canet avait voulu nous entrainer dans une farce dont il tire les ficelles avec habileté, faisant entrer dans la pochade ceux qui lui sont chers, à commencer par Marion Cotillard, mais aussi Johnny Halliday et d’autres ? Ces deux là sont épatants et visiblement s’amusent aussi à maltraiter leur personnages : Marion Cotillard en obsédée de la préparation d’un rôle de bègue québécoise et Halliday plagiant ses tubes…c’est très très drôle !
Dernier point : le jeunisme effréné de notre temps trouve une issue concoctée par Guillaume Canet tellement calamiteuse qu’il n’est nul besoin d’en rajouter dans la critique. Mais il le fait avec un humour déjanté en se ridiculisant avec une bonhommie béate et la fin du film est une apothéose !
Bref, un comédien, plutôt beau gosse formant un duo de stars avec sa compagne, qui par le biais de l’humour, de la farce, de la bouffonnerie prend le temps de nous donner cette lecture mordante des excès de notre époque, c’est intéressant. Le tout sans méchanceté.
Guillaume Canet, réalisateur montre aussi avec ce film, qu’il maitrise des styles et des écritures variés.










