L'amour ouf ***
Film de Gilles Lellouche (2024). Article vu 209 fois
Dans les années 1980, dans le Nord de la France, deux adolescents, Clotaire et Jackie, tombent éperdument amoureux et vivent une passion dévorante, malgré des différences de condition sociales et d'aspirations personnelles. Jackie, récemment orpheline de sa mère et proche de son père, rêve d’émancipation, tandis que Clotaire, perdu dans les difficultés du monde ouvrier, plonge peu à peu dans la délinquance.
Dans les années 1990, après avoir passé dix années en prison pour un crime dont il est accusé, Clotaire est toujours hanté par Jackie et tente désespérément de la revoir. Mais Jackie est désormais mariée, installée dans une nouvelle vie rangée, et semble avoir définitivement tourné le dos à leur passé. Mais en réalité, aucun des deux n’a oublié cet amour ouf qui les a consumés adolescents et qui pourrait bien ressurgir et bouleverser à nouveau leurs vies.
« L'Amour ouf » est un drame romantique franco-belge. Il s'agit d'une adaptation du roman « Jackie Loves Johnser OK? » de Neville Thompson, paru en français sous le titre L'Amour ouf1,2.
« L’amour ouf » est un thriller-passion inhabituel. Il nous replonge dans les années 80 et 90 bien reproduites. Les deux épisodes passionnels entre Clotaire et Jackie, avant et après les dix ans de prison sont très bien menés. Séquences inattendues et rebondissements : on ne voit pas le temps passer.
Plusieurs histoires et personnages s’entrecroisent avec brio, outre la saga des deux amoureux, il y a les parents de Clotaire et leurs enfants, (excellents Élodie Bouchez et Karim Leklou), idem pour Jackie avec son père (Alain Chabat au top) ou le gang de La Brosse (Benoit Poelvoorde).
La mise en scène et la photo sont de très bon niveau. Idem pour le casting et le jeu des acteurs. Clotaire ado (Malik Frikah) et adulte (François Civil) sont parfaits, avec une continuité de personnage crédible. En ce qui concerne Jackie ado (Mallory Wanecque) et adulte (Adèle Exarchopoulos), le lien entre les deux est moins crédible, Adèle ressemble assez peu à Mallory, tant dans son physique que surtout dans ses expressions.
La grande violence du film reste sobre dans son expression cinématographique. C’est un point fort ; idem pour les relations amoureuses. Néanmoins il vaut mieux réserver le film aux adultes et grands adolescents.
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