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Publié par Frédéric de Butler

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Ce metteur en scène dont le film précédent remontait à 20 ans surprend par la qualité de son opus : sujet conséquent et écrit, scénario fouillé, distribution parfaite, montage tonique, bande son impeccable.

La fleur de l'âge est d'abord un film divertissant ; on passe un très bon moment à suivre les séductions-contradictions de Gaspard Dassonville sexagénaire (Pierre Arditi) animateur vedette d'une émission à audimat. Feignant d'ignorer son âge et vivant à 100 à l'heure, il est brutalement obligé de  prendre en charge son vieux père victime d'un accident. Et s'est peu à peu une redécouverte et une acceptation d'eux- même qui s'opère. La morale s'impose d'elle même : être accepté, s'accepter soi-même, accepter l'autre. Aimer tout simplement...

Côté distribution Jean-Pierre Marielle est parfait dans le rôle d'Hubert Dassonville, le pere  nonagénaire : le bon réglage en permanence. Pierre Arditi, lui en fait toujours un peu trop. Mais le rôle n'est pas facile et il trouve le ton approprié sur la fin. On retrouve avec plaisir Audrey Fleurot (Intouchables) qui n'a plus le rôle de la lesbienne de service. Tant mieux, c'était quand même rude pour le spectateur. Julie Ferrier est lumineuse dans le rôle de Zana, l'aide soignante inattendue aux références déroutantes. Et les seconds rôles sont eux aussi de "vrais personnages" : les trois enfants de Zana drôles et inattendus, le jeune journaliste, le patron de la chaîne, jusqu'au maître d'hôtel...

Deux bémols cependant : le duo Arditi/Marielle (12 ans d'écart dans la vie pour 25 dans le film) manque de crédibilité. Lorsque Gaspard se rend auprès d'Hubert à l'hôpital on pense qu'il retrouve un vieux copain. On est loin de penser qu'il s'agit de son père. Le film traîne aussi un peu vers le milieu, avant le dénouement inattendu..

J'ai trouvé aussi une critique discrète et bienvenue de l'absurdité du système publicitaire qui pollue la planète. Gaspard Dassonville, réalise une émission vulgaire et superficielle dont la véritable finalité est de faire de l'audimat et d'accrocher de gros budgets publicitaires. La publicité "fabrique" de toute pièce des "marques" qui dupent le client en lui faisant payer une paire de chaussures quatre fois son prix.. À l'autre bout de la chaîne on retrouve le mari de Zana qui fabrique et écoule des chaussures de contrefaçon "pour permettre à chacun de se les payer". En précisant "qu'elles sont souvent d'une qualité supérieure à l'original !!". Et la scène finale nous montre Gaspard et Hubert au restaurant avec à leur pied les fausses Nick. Et la boucle est bouclée...

La fleur de l'âge (film de Nick Quinn)

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Ben Cohen 23/05/2013 06:16

j'vais rarement au cinéma,sauf pour les ouesterns
en plus ,si jean-pierre m'est sympathique,pierre,je l'aime pas trop:c'est un gauchiste méprisant et qui en fait toujours trop; content de soi sous des atours faussement modestes.
Tous mes potes puciers de St Ouen pourraient vous dire sa suffisance et son mépris;y connait tout;il a tout....mais reste désespérément ancré à gauche pour la presse et le populot qui l'enrichit...
Aucune considération pour ce qui ne lui ressemble pas
bref,la soupe,pour lui,c'est fait pour cracher dedans
Pareil au théatre,je ne lui trouve que rarement un jeu juste et professionnel;il a beau etre acteur de longue date,je trouve qu'il n'habite pas ses personnages,sauf qd ceux ci correspondent à sa vrai nature
je souhaite que la vieillesse lui apporte la vrai bonté
C'est vraiment ce que je pense....mais n'ai pas vu ce film,qui le révèle peut-ètre

Frédéric de BUTLER 23/05/2013 06:17

T'as raison, y fait du Arditi la aussi, sauf sur la fin ou il commence à s'améliorer.