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Publié par Frédéric de Butler

Article vu 124 fois

Film de Danny Boyle (2016)

Steve Jobs ****

Autopsie d'un génie visionnaire.
Qui était Steve Jobs, fondateur d’Apple, du Mac, de l’iPhone, etc.. ?
Entre bipède caractériel autoritaire et surhomme entier et surdoué , mon coeur balance.

 

Steve Jobs ****
Steve Jobs ****

Construit comme une tragédie classique, en trois actes, avec un clin d’oeil aux trois unités (lieu, action et temps).le film de Danny Boyle (1) doit beaucoup au scénario de Aaron Sorkin (2). Adapté de la biographie de Walter Isaacson, ce fil directeur très écrit met bien en perspective le caractère particulier de Steve Jobs. 

(1) Réalisateur de Slumdog millionaire
(2) Scenariste de The Social Network

Steve Jobs ****

L’action se déroule dans les minutes qui précédent trois lancements emblématiques de Steve Jobs, le Macintosh en 1984, le NEXTCube en 1988 et l’iMac en 1998. En quelques minutes, en temps réel (l’unité de temps du théâtre classique) nous sommes témoins des comportements à la fois tyranniques, perfectionnistes, et géniaux du fondateur d’Apple avec ses collaborateurs ou son bras droit Joanna Hoffman (excellente Kate Winslet). Un phrase résume bien les deux aspects de cette personnalité : « Je suis l’orchestre ; toi tu es musicien, tu joues ta partition et tu suis ma direction sans discuter ».

Steve Jobs ****

Comme le dit "Woz », (Steve Wozniak, son associé de la première heure) dans le film, la réalité n'est pas binaire, mais en fait composée des contraires.
Steve Jobs arrivera-t-il à plus de nuances et d’humanité ? Réponse dans le film

Steve Jobs ****

Au milieu on peut trouver le film un peu bavard avec certaines longueurs. En y réfléchissant, c’est sans doute nécessaire pour nous permettre de s’imprégner intellectuellement et affectivement de ce personnage complexe. 
Michael Fassbender interprète remarquablement cette personnalité entière, brutale et néanmoins attachante. 

Un film bien construit, rythmé et très bien joué.  J’ai repéré un anachronisme : lors du lancement du NEXT Cube en 1988, on voit plusieurs spectateurs en jeans déchirés, (mode du début du XXI siècle décadent).

Faut-il partager un peu de la personnalité de Steve Jobs pour aimer fortement ce film ?

Peut-être... 

le débat est ouvert. 
 

Frédéric de Butler 7 février 2016

Steve Jobs ****

En guise d'épilogue..

Les derniers mots de Steve Jobs (décédé d'un cancer en 2011)

"J'ai atteint le sommet du succès dans les affaires. Aux yeux des autres, ma vie a été le symbole du succès. Toutefois, en dehors du travail, j'ai eu peu de joie. Enfin, ma richesse n'est rien de plus qu'un fait dans lequel je me suis habitué.

En ce moment, allongé sur le lit d'hôpital et me rappelant toute ma vie, je me rends compte que tous les éloges et les richesses dont j'étais si fier, ont été transformé en quelque chose d'insignifiant devant la mort imminente.
Dans l'obscurité, quand je regarde les feux verts de l'équipement de la respiration artificielle et que j entend le bourdonnement de ses sons mécaniques, je peux sentir le souffle de la proximité de la mort qui m'attend.
C'est seulement maintenant que je comprends, une fois qu'on a accumule assez d'argent pour le reste de sa vie, que nous devons poursuivre d'autres objectifs qui ne sont pas liés à la richesse.

Ils doivent être quelque chose de plus important :
Par exemple, les histoires d'amour, l'art, les rêves de notre enfance...
Dieu nous a formé d'une manière que nous pouvons sentir l'amour dans le cœur de chacun de nous, et pas les illusions construites par la célébrité ou l'argent que j'ai gagné, je ne peux pas les emmener avec moi.
Je ne peux emporter avec moi que les souvenirs qui ont été renforcés par l'amour.

C'est la vraie richesse qui vous suivra ; qui vous accompagnera et vous donnera la force et la lumière pour aller de l'avant.
L'amour peut voyager a des milliers de kilomètres et c'est ainsi. la vie n'a pas de limites. Bouge-toi où tu voudras. Fais de ton mieux pour atteindre les objectifs que tu souhaite atteindre. Tout est dans ton cœur et dans tes mains.

Quel est le lit le plus cher du monde ? Le lit d'hôpital.
Vous, si vous avez de l'argent, vous pouvez engager quelqu'un pour conduire votre voiture, mais on ne peut pas embaucher quelqu'un pour prendre sa maladie .Les choses matérielles perdues peuvent se retrouver. Mais il y a une chose que vous ne pouvez jamais trouver quand on perd sa vie.

Quel que soit l'étape de la vie dans laquelle nous sommes en ce moment, au final, nous allons devoir affronter le jour ou le rideau tombera.
Faites un trésor de l'amour pour votre famille, de l'amour pour votre mari ou femme, de l'amour pour vos amis…

Que chacun agisse avec amour et occupez-vous de votre prochain."
Steve Jobs

 

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Armelle C 21/02/2016 12:22

Je n'avais pas pensé à l'aspect tragédie classique (bien vu !) ; heureusement que nous avons préféré la version française, car en vo, nous aurions eu du mal à suivre toutes les subtilités !
nous avons été subjugués par le film, mais il fallait un peu connaître le personnage et l'historique pour mieux comprendre ! les enfants ont eu un peu plus de mal, mais il est bien de les faire réfléchir, et le stress au moment du lancement du produit doit être universel (stratégie marketing) ; je pense que la force du film tient à ce rythme très original

agnes g 10/02/2016 15:04

ce n'est pas un anachronisme! j'ai connu cette mode, c'est le punk puis grunge façon Kurt Cobain des années 1987 revenu dans les années 2000 puis chez nos enfants! Laurent a même vu un individu débarquer dans son atelier parisien pour lui acheter son jean déchiré. Il lui a proposé de revenir à la fermeture de l'atelier et lui a donné ce pantalon de travail que je voulais mettre à la benne....

Frédéric de Butler 10/02/2016 15:11

Merci pour l'info et l'anecdote parisienne...Je corrige mon propos.

Laurent D 07/02/2016 20:20

Après une première heure affreusement bavarde ou ou des querelles techniques sur des stratégies plongent le spectateur en léthargie, les enjeux humains finissent par prendre heureusement le dessus. Mais à l'image de sa construction très artificielle et du personnage de Jobs lui même le film reste sec et désincarné.

Frédéric de Butler 07/02/2016 20:42

Sur le bavardage, voir mon commentaire dans la critique. Pour le reste votre propos me semble étrange ; sans doute une question de personnalité qui ne se retrouve en rien dans le personnage. Pour ma part, je n’ai pas son génie et j’espère, être plus humain, mais je retrouve beaucoup de mes logiques de comportement, parfois perfectionnistes.
Et j’ai connu aussi, avec enthousiasme et passion, les débuts de l’informatique, l’Apple II, les premiers Macintosh, etc.. Bref, ça remue des choses..