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Publié par Frédéric de Butler

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Film des frères Coen (2016)

Ave César ***

Un film sans histoire et presque sans scénario, ce n’est pas du cinéma.

Sans histoire et avec un scénario un peu brouillon, "Ave César", c’est quand même du cinéma. Et quel cinéma !

Nous sommes au cœur des studios d’Hollywood à la grande époque, celle des années 50. Nous suivons la folle journée d’Eddie Mannix (Josh Brolin) chef de production d’une des grandes "machines à rêves". Entre un timing très serré géré par sa secrétaire qui trottine en permanence à ces côtés, la supervision des production en cours, le recadrage de certains acteurs et la pression incessante des deux journaliste jumelles (Tilda Swinton au mieux de sa forme) ces quelques heures ne manquent pas de piment.

Ave César ***Ave César ***

C’est très drôle, la salle n’arrête pas de rigoler ;  le parti-pris parodique des frères Coen tourne ici à plein. On suit simultanément le tournage de plusieurs films qui sont autant de clins d’œil à ces grands classiques : le peplum « Ave César » avec Georges Clooney en centurion déjanté, les ballets nautiques avec Scarlet Johansson, les numéros de claquettes des marins en goguette (impressionants, remarquablement dansés et filmés) ou le western carton pâte et voltiges équestres.

Ave César ***Ave César ***Ave César ***
Ave César ***

On ne s’ennuie pas un seul instant. C’est très bien fait, les décors sont superbes et le moindre détail est à sa place. On est bluffé… en n’osant imaginer le budget de toute cette mise en scène. 

A noter la très belle séquence du centurion (Georges Clooney) sur le calvaire aux pieds de la croix, dans une profession de foi émouvante.

Ave César ***

Cependant l’absence de scenario est regrettable, les (O’) brothers Coen, nous avaient généralement servi des réalisations très bien fargo-tées. Sans tomber dans le "tueur de dame", nous assistons ici à une brochette, certes jubilatoire, mais assez gratuite et décousue. Intolérable cruauté...Et cela se termine en queue de poisson, à tel point que je pensais que ce début de générique était une enième séquence parodique.

Moralité : brûle le message après l'avoir lu...

Ave César ***

Frédéric de Butler 20 février 2016

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