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Publié par Frédéric de Butler

Je méditais sur la vacuité de plus en plus pesante des arts de ce XXI siècle naissant en regardant sur Mezzo (télé) "Salomon", de Haendel, donné récemment à La Chapelle Royale de Versailles.
Qu'aurions nous a goûter, à écouter, a contempler aujourd'hui, sans la beauté des œuvres créées dans les siècles passés ? 
Un des derniers "buzz" médiatiques est l'affaire de la "sculpture" de McCarthy (le "plug-annal"-sapin de Noël), érigé sous assistance respiratoire place Vendôme, débranché, non par de dévoués disciples de l'ADMD(1) , mais par d'horribles fascistes (dixit l’attachée de propagande du système, Caroline Fourest et les médias suiveurs). 
Dans quel monde avons nous basculé ? 

(1)Association de Défense pour Mourir dans la Dignité (Promotion active de l’euthanasie).
 

Décadence programmée

Rien de nouveau, si ce n'est que l'Adversaire, à présent, avance à visage découvert, sur de son droit et de l'hégémonie de son règne. 
Décadence programmée...
Dans les bonnes (donc très onéreuses) écoles de commerce, on apprend à nos futurs élites, le concept d'obsolescence programmée. Le principe est simple, pour faire marcher comme une horloge la machine à consommer, il suffit d'organiser la dégénérescence progressive, l'obsolescence programmée des produits.  Du jean à la machine à laver, tous les objets sont conçus pour se détruire lentement et être bons à être remplacé a une date donnée. 

Témoin ce jean brut non délavé, de marque Lewis, acheté il y a moins de 3 ans. Au bout d'un an, l'ourlet du bas a commencé  à s'effilocher par le simple frottement sur la chaussure...Un an plus tard, quelques lavages en machine par dessus, une déchirure commençait à apparaître sur le genoux...Obsolo-décadence programmée, tant il est vrai que porter des vêtements troués est devenu le must en matière de mode. 

Décadence programmée

Le parallèle entre mon jean et la culture de notre XXIÈME  siècles est éloquent. Même effets, même causes : notre culture est de plus en plus invertie. On a adoré et sacralisé d'abord l'insignifiant, puis le laid et aujourd'hui la pourriture. L’individualisme forcené ramène l’homme centré sur son nombril au stade archaïque de son évolution, le stade "pipi-caca".
Décadence programmée...Remplacer le goût pour la beauté si nourrissante pour l'homme par le culte de la merde : il fallait le faire ! Ne résistent encore aujourd'hui au règne de la décomposition que la musique et l'architecture. La musique, il faut que cela reste audible à défaut d'être beau, l'architecture, il faut que cela tienne debout. Néanmoins, le public de la création musicale reste confidentiel, tant les œuvres sont arides et l'architecture commet de plus en plus des bâtiments insignifiants. 

Décadence programmée

A titre d'exemples dans  la nouvelle école d'architecture de Nantes qui ressemble à un gigantesque parking à étages, on cherchera en vain la moindre trace d'élégance. Dans de nombreux bâtiments, le bardage à motifs ajourés a remplacé tout jeu de volume, d'ombre et de lumière. 
Décadence des arts, décadence généralisée...
Heureusement tout cela n’est que l’enveloppe médiatique du pays réel et on trouve, à l’intérieur de magnifiques raisons d’espérer et de croire en la nature humaine : écoles dessin/peinture associatives, sculpture, théâtre amateur, cinéma, festivals, initiatives en tous genres peu connues des médias, mais connues de tous.

 

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