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Publié par Frédéric de Butler

Article vu 177 fois.

De l'ombre à la lumière…
Quelques réflexions sur trois films vus dernièrement :
-
Qu'est ce qu'on a fait au Bon Dieu de  Philippe de Chauveron
- Homesman de Tommy Lee Jones 
- Ida de Pawel Pawlikowski 

L'amour toujours...

Demi-teinte ***
Tutoyant presque les 10 millions d'entrées en 10 semaines, "le Bon Dieu", est devenu "un phénomène de société" sur lequel toute la bien-pensance médiatique se penche avec étonnement. L'amalgame avec le score historique (hystérique ?) du FN était trop attendu pour ne pas être fait.

Si "Qu'est ce qu'on a fait…" est d'abord un film plutôt bien fait et bien joué, on est quand même loin du chef d'oeuvre. Couple quinqua bourgeois-catho aux quatre filles ravissantes, les Verneuil (un Christian Clavier, égal à lui même et l'excellente Chantal Lauby) doivent se plier aux mœurs du temps. 

L'amour toujours...

Les 4 filles vont successivement épouser, un musulman, un juif, un chinois et enfin un catholique noir. Avec le dernier, la coupe est pleine... d'où la remarque des Verneuil qui donne son titre au film.  Le film rassemble tous les lieux communs sur les travers des différentes cultures. Chacun en prend pour son grade. Point de "racisme" ici puisque les quolibets se croisent et donc se neutralisent. D'un certain côté, on respire : on a encore le droit de dire des conneries, "raciales" ou pas ; on a encore le droit de faire des comédies à la "Rabi Jacob" sans risquer la Cour Européenne des Droits de l'Homme !

 

 

Ténèbres ***
Avec the Homesman, (le rapatrieur) on change d'univers et on va toucher le fond. Lassée de ses recherches infructueuses de mari, Mary Bee (Hilary Swank) accepte une mission invraisemblable. Il s'agit de raccompagner sur la côte Est des Etats-Unis pour les rapatrier, trois femmes que les rudes conditions du grand ouest ont poussé à la folie.

L'amour toujours...

Elle va faire la route avec un vieux baroudeur, Georges Briggs (un Tommy Lee Jones démoli à souhaits) et affronter courageusement les pièges de la route (nuits glaciales et déserts torrides,  peaux-rouges terrifiants et bien sur les trois folles). Le couple improbable avec Georges sera-t-il la réponse à la quête de Mary ? A suivre...

De magnifiques paysages, une très belle interprétation des deux acteurs, mais un climat de désespérance très lourd. C'est noir jusqu'au bout...

 

Lumières ****

Jeune orpheline juive polonaise, Ida est confiée à un couvent de Soeurs. A sa majorité, assez naturellement elle s'oriente vers la vie religieuse. Humbles et prudentes, les supérieures lui demandent d'éprouver sa vocation en allant "dans le monde".

L'amour toujours...

Après avoir découvert et testé cette "autre vie", Ida retourne au couvent. Pour elle c'est là sa vraie vie. Tourné en noir et blanc ce film est un régal pour les yeux : parfaitement filmé, cadre et monté, il est de plus fort bien joué, Ida campe bien son personnage innocent et ouvert. Sa tante Wanda (Agata Trzebuchowska) est très convaincante en vieille apparatchik. Le film, à travers Ida dégage une pureté vivifiante, qui contraste avec l'univers communiste oppressant et absurde. 

Ida ou l'anti-Philomena. 

 

Frédéric de Butler
27 juin 2014

 

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G. Deczeinkloo 02/07/2014 08:21

Well, on empêche personne d'aller au Théatre, mais nous on aime le cinoche et on est ravi d'avoir les critiques des Bubut pour nous orienter. Avant on avait Norbert Multeau, maintenant on a les Bubut...
Concernant le film de Clavier, ce n'est ni du Schoen ni du Malick, on est d'accord; mais moi je suis comme les dix millions de gaulois qui ont bien rigolé et cet art de relaxer les zigomatiques n'est pas si simple. Si en plus cela se fait contre l'avis du Monde Télérama LesInrocks c'est bonus pour mes zygomatiques !

manu 29/06/2014 08:40

quelle chance de pouvoir aller au cinéma
pour ma part je n'ai vu que Qu'est qu'on a............et j'ai bien ri
je n'attendais pas un chef d'œuvre et ce n'en ai pas un Par contre nous voulions passer un bon moment et ce fut le cas
C'est peut être ça la clé du succès "tenir ses promesses" Certains hommes politiques devraient s'en inspirer

beauperin 28/06/2014 00:30

Le Bon Dieu. Malgre moi je suis alle voir ce film. J'y pressentais de l'ennui. Mon pressentiment n'etait pas a la hauteur de ce qui m'attendait. Le film est aussi convenu que les reactions de Clavier aux mariages de ses filles. Sans doute les acteurs s'en sortent bien mais on est tt de mm assez loin du frisson artistique que l'on espere en allant au cinema.

Adhémar Tchibeck 28/06/2014 17:13

Qu'alliez-vous faire dans cette galère ?

Allez voir du Molière, n'allez pas au cinéma.

Frédéric de Butler 28/06/2014 07:39

Tout à fait d'accord sur le côté convenu et l'absence de frisson...