Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Frédéric de Butler

Article vu 201 fois

Film de Solveig Anspach, 2013, avec Karin Viard. On doit à la réalisatrice un premier film plutôt réussi, "Haut les cœurs" en 1999. C'est donc avec d'excellentes dispositions que je suis allé voir le film samedi dernier. Et bien, c'était peine perdue, véritable déconvenue...

Tiré de la bande dessinée éponyme,

Vu "Lulu femme nue" * , d'intérêt dépourvu

"Lulu femme nue" en est resté à une architecture BD. Le film a beaucoup de mal à démarrer. Quand, enfin, on comprend ce qui se passe, on a droit à une suite de séquences parfois caricaturales sans lien véritable entre elles. C'est le principal défaut du film, mais il est de taille, un scénario et un montage qui ne parviennent pas à faire un film. 

Autant la bande dessinée se prête aisément à un découpage très séquencé avec des traits souvent grossis, autant le film obéit à une autre logique.

 

Vu "Lulu femme nue" * , d'intérêt dépourvu

Ce film nous raconte la crise de quarantaine de Lulu, qui va tout envoyer promener, ses trois enfants, son mari, l'espace de quelques jours, à Saint Gilles Croix de Vie. Ce périple sera l'occasion de rencontres inattendues et émouvantes. Ces différentes moments font la trame du film sans réussir à en faire un tout cohérent et convainquant. Le dénouement aussi invraisemblable… qu'attendu, s'il est possible en BD, là encore, ne passe pas au cinéma.

C'est plutôt dommage, car c'est très bien joué, notamment par Karin Viard qui colle parfaitement au personnage. Côté décor c'est assez sinistre, la côte vendéenne sous la pluie ou les nuages, avec des prises de vue totalement dénuées de charme. On pensera à juste titre qu'elles évoquent la déroute intérieure de Lulu. C'est tout de même bien pesant, comparé au dessin plein de charme de la BD.

Vu "Lulu femme nue" * , d'intérêt dépourvu

A noter aussi l'apparition de Claude Gensac, vous savez "Edmée" des films de Louis de Funès, qui campe ici une vieille femme touchante de vérité. Les fans retrouveront aussi Corinne Masiero (la "bouchère de Béthune" catcheuse gothique dans les reines du ring), en sadique patronne de bar.

Hélas, tout ceci ne réussit pas à faire un film.  Si vous envisagez un scrabble, voire un Monopoly familial, n'hésitez pas !

 

Frédéric de Butler 

25 février 2013

Commenter cet article

Laurent D 27/02/2014 16:51

Artificiel. Mère au foyer, Lulu (Karin Viard) cherche un travail pour échapper à une vie de famille étouffante. Après un entretien manqué, elle décide de rester dans une petite ville balnéaire. Un amour avec un ex-taulard et l’amitié d’une vieille dame vont lui permettre de réintroduire un peu de liberté dans son existence. Le fantasme de tout envoyer promener, courant chez les cinéastes françaises, Sólveig Anspach l’a incarné dans des péripéties artificielles et fantaisistes. Mais c’est une fantaisie triste, grise, sans joie. Karin Viard est formidable comme toujours mais, faute d’un sujet fort, ses retrouvailles avec Sólveig Anspach ne renouvellent pas le choc de Haut les coeurs !

Zoé 25/02/2014 18:31

Et bien moi, j'ai bien aimé.9 mois après le savoureux "Queen of Montreuil", film ultra fauché qui marquait son retour au cinéma - une absence consacrée au documentaire et à la fiction tv (le très beau « Louise Michel ») - voici donc le nouveau bébé de Solveig Anspach : " Lulu femme nue". Au départ cette adaptation est une idée de producteur, de productrice plutôt - Caroline Roussel qui a su déceler dans la BD d’Etienne Davodeau un ton très proche de celui de la cinéaste : même volonté de portraiter des héroïnes de la vraie vie, même oscillation constante entre légèreté et gravité, même sens de la fantaisie pour atténuer la noirceur… L’histoire de Lulu était vraiment faite pour elle ! Et pour Karin Viard évidemment, qu’elle retrouve 15 ans après "Haut les Cœurs", son premier long métrage. Il faut voir comment l’actrice bride son énergie et sa pétulance habituelles pour donner corps à Lulu, cette femme en détresse, presque éteinte. Il faut entendre sa voix, fragile comme une feuille, plonger dans son regard perdu… et la voir peu à peu regagnée par la vie. Un film délicat et généreux, porté par une sacrée troupe de comédiens : Bouli Laners, en marginal au cœur tendre, Pascal Demolon et Philippe Rebot, en frères pieds nickelés, la trop rare Marie Payen, en sœur aimante et pragamatique, et bien sûr Claude Gensac (oui, oui, l’épouse de l’adjudant Cruchot !) dans une composition incroyable, à mille lieues de son rôle dans le récent "Elle s’en va" d’Emmanuelle Bercot.

Cinefol 27/02/2014 16:40

Moi j'ai plutôt aimé, la série de portraits de gens un peu barres. : l'ex taulard , les deux frangins décérébrés, la vieille veuve, la serveuse masochiste et sa patronne. Coup de chapeau à celle qui joue la sœur de Karine Viard, on dirait des jumelles. Par contre, le limogeage final et non discutable du père reste inexpliqué, et invraisemblable

Jerome 25/02/2014 14:24

Je trouve la critique bien clémente. Ce film est archi-nul. Encore un film de nana qui se regarde le nombril. Dès le début, on regarde sa montre. Pour la BD, je ne sais pas, mais la planche utilisée ne donne guère envie.